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Paris continue de soutenir un régime tchadien de plus en plus isolé - Le MondeLa répétition des offensives rebelles n'est pas une nouveauté dans l'histoire du Tchad. L'actuel chef de l'Etat, Idriss Déby, a lui-même renversé son prédécesseur, Hisseine Habré et conquis le pouvoir, en 1990, au terme d'une offensive sur N'Djamena menée avec l'appui de la France. Mais l'accélération du rythme de ces attaques, en soulignant l'instabilité et l'isolement persistants du pouvoir en place soutenu par Paris, met en lumière les faiblesses de la stratégie française à l'égard du Tchad. A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté une déclaration rédigée par la France, dans laquelle il "condamne les nouvelles incursions militaires dans l'est du Tchad par des groupes armés tchadiens venus de l'extérieur". La mention "venus de l'extérieur" désigne le Soudan, mais certains Etats, dont la Libye, n'ont pas souhaité que la déclaration le nomme explicitement. L'analyse française consiste à mettre en parallèle le conflit qui oppose Khartoum et les rébellions du Darfour (ouest du Soudan) soutenues par le Tchad, et celui qui oppose N'Djamena aux rebelles tchadiens soutenus par Khartoum. "Notre politique vise à appuyer le règlement de ces deux conflits", affirme un haut diplomate. "BLOCAGE POLITIQUE TOTAL" Des discussions sur le Darfour ont repris récemment à Doha (Qatar). Une avancée sur ce conflit soudano-soudanais faciliterait le déblocage sur l'autre front, tchado-tchadien, assure-t-on à Paris, où le dossier soudanais semble prioritaire.
Aujourd'hui, Paris se félicite de la signature récente d'un accord sur la future commission électorale. "Il faudra régler les problèmes entre Tchadiens, y compris les groupes armés", convient-on en soulignant que Khartoum, qui parraine ces derniers, y fait obstacle.
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