Beguera Charfadine, noté bien ce nom, aussi sèche comme sa résonnance l’actuel DGA de l’ANS était bel et bien un ancien braqueur des biens d’autrui comme l’atteste un confrère en ligne. Il est aujourd’hui selon nos investigations à la tête d’un lobby des agents de renseignements enfouis au ministère des Finances et de l’IGE. Beguera Charfadine est aidé dans ses rodéos macabres d’un certain Idriss Annour, point angulaire de l’ANS aux Finances, tranchant expert de la dévotion et conseil des fiches à envoyer à Idriss Déby pour les conclusions. Fiches assez souvent fausses, moyennement vraies, ces fiches induisent dans l’erreur les décisions d’Idriss Déby dans ses choix envers les cadres devant servir loyalement le Tchad. Comble de faits, le duo est complété par un cadre, et non des moindres Djamal Dirmi Haroun. À eux trois, ils font la pluie et le beau temps dans les administrations de l’état en confondant tout le monde.

 

Après la formation du gouvernement de la fameuse 4ème république, les nominations au ministère des Finances avaient provoqué un tollé auprès des cadres très remontés envers le nouveau ministre des Finances Mr Issa Mahamat Abdelmamout. Celui que les agents dudit ministère surnomment “ Le président m’a dit “ est suspecté de servir de tamis, et un relais de chicotte pour permettre à ce lobby de sévir. Lui-même serait un valet du même lobby (à prendre au conditionnel).

 

1er acte de décret sur proposition du ministre des Finances, on fit sauter pratiquement tous les cadres que l’ex-ministre Abdoulaye Sabre Fadoul avait nommés sous prétexte que ce sont des personnes qui lui sont loyales. L’administration n’est-elle pas une suite logique du travail à faire et de continuité ? Tout cru, on voit débarquer des gens au ministère des Finances, des personnes qui n’ont rien à voir avec le département en question, mais qui appartiennent bel et bien à un lobby bien organisé qui s’épaule entre ses membres. Beguera Charfadine, Idriss Annour et Djamal Dirmi seraient les chevilles ouvrières dudit lobby. Idriss Annour qui serait perçu comme la pièce amovible et cheval de Troie permit le débarquement des saltimbanques aux Finances… Gendarmes, policiers, douaniers, la liste est longue. Borkou Dédé Alhadj (DG Douanes) fait partie de la bande. Depuis longtemps, il fit ses faits de services auprès de Djamal Dirmi et Idriss Annour partout où ils ont été responsabilisés.

 

Younous Hissein, Ali Mallah, Brahim Djamous (cousin de Djamal Dirmi et Idriss Annour), Moussa Ali Dogoro (oncle maternel de Saley Déby), Moussa Kosseini Daoud (ex – ANIE), toutes ces personnes figurent sur le dernier décret des Finances et jouent un rôle très complexe permettant de remonter les informations vers les 3 têtes de pont citées ci-haut, et qui permettent au DGA de l’ANS Beguera de faire ses fiches à la présidence. Nos correspondants sont formels, lesdites fiches ne sont pas toutes lisses, car par les positions de chacun, elles permettent de régler des comptes sur telle ou telle personne.

 

À titre d’exemple, parmi les 3 mafieux, Beguera Charfadine se targue de pérorer à satiété qu’il a sur son tableau de chasse les anciens ministres Abdoulaye Sabre Fadoul, Adoum Younousmi, et l’ex 1er ministre Pahimi Padacké. Une fausseté de Beguera au premier augure, parce qu’il aurait fait une fiche récalcitrante truffée de mensonges sur un marché qu’il avait bien lorgné. Ali Sougui ex DG des douanes a subi malheureusement la foudre de fiche envers lui par les têtes de lobby parce que le lobby travaillait à poster un des siens (Idriss Annour) qui finit par y être nommés par après DG des douanes à son tour. L’ex-DG du trésor Béchir Day, l’ex fondé du pouvoir Hissein Mamay, et le 2ème fondé de pouvoir Hamdan Mahamat Tchelé ont tous sauté de leurs postes parce qu’ils ne voulaient pas collaborer avec ledit lobby. Il faut aussi noter le complot initié contre l’ancien DG de l’ANS Ismaat Issaka jusqu’à lui faire ressortir un vieux dossier l’envoyant en prison. Le lobby tisse ses tentacules jusqu’à l’IGE (inspection générale de l’état). Yacoub Saleh Ourada, Haliki Choua, et fonctionnent de pair avec le lobby.

 

Voilà comment à doses de fiches établies sur telle ou telle personne, un groupe de lobby accuse assez souvent sans fondement des cadres pour les éjecter de leur poste pour la simple raison que cette personne n’accepte pas de collaborer dans les faits de corruption, de clientélisme ou de népotisme. Les lobbys prennent l’administration tchadienne en otage et se jouent du facteur psychologique d’Idriss Déby, à qui des fiches accusatrices contre son régime lui sont portées… Nous reviendrons pour d’autres investigations pour nos lecteurs.

Hassan Abdelkhader Ana

Correspondance particulière

Pour Tchadanthropus-tribune

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  • Hélas ! quand les bandits de chemin sont à la tête du pays, la place des hommes honnêtes est la prison. Quelle triste réalité tchadienne !

    Commentaire par Seidou Traoré le 14 juin 2018 à 1 h 56 min