Je commence tout d’abord par féliciter le frère Al-Amine Mohammed Abba Seid pour s’être exprimé sur ce sujet d’actualité. Je crois qu’on ne discute pas assez de ces phénomènes récurrents et graves que sont la fraude fiscale, les détournements des fonds, la concussion, le parjure. Pour moi, tout mettre sur le dos la religion, c’est tout simplement tenter de noyer le poisson. Chrétiens ou pas, musulmans ou pas, il n’est pas juste de jeter l’anathème sur qui que ce soit. La vraie question qui se pose est celle de savoir quelles sont les conséquences de la corruption sur l’économie nationale et sur la gouvernance de façon générale. Et tout le monde sait qu’à ce rythme, l’économie nationale du Tchad ne sera jamais compétitive, Mais qui en est responsable?

Qui est le corrupteur et qui est le corrompu dans notre pays ?

Et pourquoi ?

Quels sont les facteurs explicatifs de cette corruption endémique. Et comme un magicien, on nous sort ce machin qu’on appelle le serment et on doit croire que c’est la fin de la corruption. Depuis quand les croyants de ce pays croient-ils à un quelconque enfer dans l’au-delà, hein? Quand les gens volent, ils ne font mêmes semblants. Le vol est devenu une vertu. On s’en félicite même. Alors, quand le frère écrit et je cite:  » Le serment confessionnel n’est, donc, qu’un outil métaphysique, qui met le commis de l’État, face à face devant sa conscience, quand tous les outils juridiques, physiques et conventionnels de contrôle ont montré leurs limites devant la boulimie démesurée des cleptomanes sans loi ni foi, et sans scrupule.

 

Et ce, après avoir tenté toutes les mesures conventionnelles connues : Contrôle d’État, un ministère entier dédié au phénomène, instauration d’un numéro vert, etc., etc., que l’État tchadien a fait recourt à cet outil métaphysique très efficace, jusqu’ici. Apparemment, les Tchadiens ont peur de la vindicte divine ! », je crois qu’il va trop vite en besogne. Depuis quand a- t-on déjà utilisé tous les outils qu’il cite dans son point de vue pour faire arrêter ce phénomène? Et après? Comme Saint Thomas, j’attends de voir. Pour le meilleur pour notre pays. Prof Avocksouma, Agrégé en Sciences de Gestion.

 

Djona Avocksouma

Université de N’Djamena.

Email: atchenbey1@gmail.com

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