Comme annoncé précédemment dans nos éditions, Idriss Déby et son petit comité ont décampé lundi dernier de Paris pour N’Djamena. La visite privée dans la capitale française avait deux buts.

 

1 – Faire un bilan de santé post-Ramadan

2 – Contacter quelques officiels Français, si ce n’est Macron lui-même afin de rassurer les milieux de soutien dans l’hexagone.

 

Il faut le dire avec une pointe de vérité, que la plupart du réseau dans les milieux de renseignements et militaires qui servaient de soutien à la dictature tchadienne est aujourd’hui très fébrile. Plusieurs des officiers qui plaidaient aveuglément pour Déby ont soit pris leurs retraites, ou décéder. Même les sphères politiques qui lui servent de paravent déchantent sans aucun enthousiasme.

 

Arrivé pour 5 jours, Idriss Déby a passé le clair de son temps pour ses visites médicales à l’hôpital américain de Neuilly. Depuis le tarissement de l’argent du pétrole décapité par lui, ses proches et son épouse, il ne prend plus ses quartiers au palace du Bristol, assez onéreux et extravagant. Il se contente de ses appartements privés, de haut standing, rue de Ponthieu, au nom de son épouse (Hinda Déby Itno née Mahamat Acyl) selon les services du cadastre du 8ème arrondissement de Paris. Selon notre investigation cet appartement aurait 3 fois changé de nom, pour ne conserver que le fameux nom ci-haut cité.

 

Les visites à l’hôpital américain ont été supervisées par son médecin personnel le Dr Mahamat Hassan. Il faut le dire, selon nos sources à N’Djamena, que le dictateur tchadien souffrait des problèmes intestinaux juste après la formation de son gouvernement de sa 4ème République. Une urgence tout de suite prise au sérieux et pour décider de venir avant le mois de Jeûn du Ramadan en France. À Paris, une journée fut consacrée à ses consultations avec le Dr ABIAAT quand son épouse faisait les magasins avec Mathias un des chauffeurs de l’ambassade du Tchad. Djiddi Saleh qui l’avait accompagné aurait, nous disons bien aurait de son propre chef chercher à contacter le tribunal de 1ère instance de Paris, afin d’élucider la plainte déposée contre lui. La réponse du tribunal aurait été simple. Il faudrait qu’il se défasse de sa protection diplomatique et se présenter à la justice en simple citoyen français (puisqu’il est détenteur d’un passeport tchadien). Il faut le noter, que depuis longtemps, Djiddi Saleh profite de la délégation sous l’ombre de Déby pour chercher à dénouer son problème, fort hélas. On ne peut pas se soustraire à la justice en France comme on le fait au Tchad par ses relations hauts placées.

 

Pendant le séjour de la délégation à Paris, l’aide de camp d’Idriss Déby continue de semer la terreur. Il exerce une pression sans faille sur le personnel (chauffeur et attaché) de l’ambassade. De mensonge en mensonge, il attribue des faits inexistants en faisant passer des fiches à son patron. Sur un des chauffeurs, il colporte que c’est lui qui fait sortir les fuites d’infos vers les activistes. Un autre assistant, bien connu de la place est accusée par le même Khoudar d’affairisme, même si réellement il officie en eau trouble contre sa hiérarchie présente. Lesdits chauffeur et assistant sont priés de ne pas approcher toute délégation présidentielle ni de près, ni de loin. Factice, d’un môme qui prend son président comme son ami et qui fait le mélange des genres, lui colportant des mensonges pour régler des comptes, se comportant en sa présence comme si Idriss Déby n’est pas son président, mais son pote. Jamais de mémoire d’aide de camp, jamais les choses n’ont été prises avec autant de légèreté.

 

Côté officiel, rien ne fut non plus en dehors du fameux Le Drian (ministre des Affaires étrangères de la France et ami des dictateurs africains). Le lobby censé rehausser les contacts n’a abouti à rien. Diplomatiquement, on fait savoir au dictateur tchadien que les officiels demandés sont tous en mission, et le président Macron est en déplacement. Toutefois, par voie diplomatique les messages ont été reçus prévient notre source. Aucune autre rencontre n’a pu avoir lieu, sachant que certains politiques tchadiens reçus dans certains bureaux officiels de la rue Élysée ne plaisent pas à la présidence des Itno. Lundi après-midi, vers 15 h 30, Idriss Déby et sa harde sont partis pour le Tchad, où plusieurs décisions sont attendues.

 

Tchadanthropus-tribune

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