Autour de l’avocat français Bernard Schmid, plusieurs Tchadiens et des associations arrimées autour des patriotes de la diaspora, se sont réunies le vendredi dernier au 224 rue du faubourg Saint-Denis dans le 10e arrondissement de Paris pour un exposé sur la protection juridique et la protection d’asile des compatriotes opposants arrêtés au Niger. Plus de 60 personnes étaient présentes après une manifestation devant l’ambassade du Niger à Paris. Il y a lieu de comprendre, est-ce que Mr Mahamat Hassan Boulmaye, Ahmat Adam Yacoub et Abderaman Issa ne peuvent être livrés au régime d’Idriss Déby à cause de leurs statuts. L’avocat Bernard Schmid a tenu a expliqué que le Niger n’a pas le droit d’arrêter ces opposants pour le compte du Tchad. Les statuts et les conventions de Genève ne stipulent pas qu’un réfugié n’a pas le droit de faire de la politique. On est réfugié politique parce qu’on fait évidemment de la politique et qu’on a une prise de position contre un système. Les camarades et les associations présentes avaient tenu à la solidité de la solidarité entre les opposants de tout bord pour faire face à la répression du régime MPS, car seul on est tous vulnérable. Mr Ibangolo Maïna (Abel) a exprimé un problème de fond, à savoir “Comment et pourquoi aujourd’hui tout le monde est présent alors que face à d’innombrables problèmes par le passé les mêmes personnes aujourd’hui présentes étaient absentes. Cela tient lieu du tribalisme ambiant et qu’il faut corriger cela. Soyons plus que solidaires et agissons ensemble “. En conclusion, les personnes présentes demandent la création d’un comité de crise pour gérer le cas des camarades emprisonnés au Niger. Il est question de créer une synergie pour faire une dénonciation à grande échelle. Maitre Bernard Schmid a affirmé être en contact avec des confrères au Niger prêt à plaider le dossier. Il y a lieu de situer d’abord la présence effective de ces camarades au Niger et commencer à plaider cette affaire. La question est posée, si réellement ces camarades sont encore au Niger et qu’ils ne sont pas extradés vers le Tchad, car plusieurs rumeurs affirment qu’ils sont déjà à Koro-Toro (prison politique en plein désert). Justement le silence des autorités tchadiennes depuis leur 1ère sortie dans cette affaire laisse comprendre que quelque chose s’est passé. Depuis lors, aucune voix officielle n’a fait une déclaration. Silence total sur l’info alors que le Tchad a mis les moyens financiers et politiques pour leur extradition. Toutefois, bientôt avec les avocats, les Tchadiens sauront l’effectivité de leur présence au Niger ou pas, et la lutte continue… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

  

  

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