Glencore met le couteau à la gorge du Tchad. Les discussions de Paris ont totalement échoué. Mrs Béchir Madet – ministre du Pétrole et Christian Diguimbaye – ministre des Finances n’ont pu convaincre Glencore d’accepter les dernières décisions prises par la présidence des Itno et le gouvernement tchadien à ce que Exxon mobile verse directement l’argent du pétrole au trésor tchadien.

 

À Paris, depuis une semaine, dans les négociations Glencore tient mordicus à ce que l’état tchadien lui reverse sa dette de 1 milliard 600 et quelques millions de dollars dans son intégralité et en une fois, ou d’accepter de continuer a accepté le 1er contrat signé entre le Tchad et Glencore qui étranglera mortellement le Tchad sur des nombreuses années. Mrs Madet et Diguimbaye sont rentrés ce dimanche 12 novembre 2017 de Paris à N’Djamena par le vol Air-France AF 558 DL 8568 KL 2226 certainement pour consulter Idriss Déby qu’ils verront demain dans la matinée et sûrement revenir à Paris d’ici la fin de cette semaine pour donner leur réponse à Glencore. Ce qui est presque sûr, les négociations avec Glencore risquent de ne pas reprendre, car on voit mal deux ministres rentrer à N’Djamena pour une journée et revenir sur Paris. Ils auraient dû resté sur place, rendre compte par téléphone et continuer les négociations si une lueur positive s’entrevoyait. Leur retour rapidement sur N’Djamena n’augure rien de bon.

 

D’ici là, vont s’engouffrer dans la danse la banque mondiale et le FMI qui exigent rapidement un consensus au risque de bloquer toutes les aides et les accords de décaissements accordés au Tchad (voir si le PND n’en souffrirait pas de ce problème). Un conglomérat qui ne fera qu’étouffer le Tchad financièrement pendant plusieurs générations.

 

Dès lors, les options de levée de crises avec Glencore s’amenuisent pour le gouvernement tchadien qui pourrait avoir son salut si Exxon Mobile acceptait de prendre en compte la dette à reverser à Glencore. Dans le cas échéant, notre pays souffrirait profondément de cette décision et hypothéquera ses revenus de pétrole jusqu’au remboursement total de la dette Glencore. Ainsi le Tchad pourra voir d’autres alternatives l’amenant à négocier avec les courtiers et autres intermédiaires qui continueront la lessiveuse.

 

Glencore est un ogre salement puissant qui n’a pas bonne tribune partout où il est passé. Son attitude sur le Tchad est nauséabonde parce qu’il profite de la faiblesse de notre état et l’asphyxie financièrement. Il a eu pour interlocuteur des gens sans aucun esprit de patriotisme et salement intéressés par l’appât de gain. L’état doit interpeler toutes personnes se trouvant mêlées aux 1ères négociations avec Glencore, car celles-ci n’avaient pas eu la vision et la lucidité des affaires à long terme.

 

Ceux qui ont au départ négocié le prêt de 1 milliard 600 et quelques millions de dollars devraient avoir la conscience en souffrance.

 

La gouvernance au Tchad doit faire un rappel de conscience. La mauvaise gouvernance dans notre pays mine volontairement et involontairement notre pays. Ceux qui ont détourné et qui continuent à le faire à cause de leur proximité avec le pouvoir devraient avoir honte, car si aujourd’hui notre pays est dans des sales draps c’est par leurs fautes. Ils vivent sur le sang et la sueur de la jeunesse et du peuple tchadien qu’ils piétinent d’arrogances. Ils sont ce qu’ils sont par la force du clientélisme et du népotisme, sans fierté ni amour pour leur pays. Quelques familles qui n’étaient rien voilà quelques années, et qui sont devenues une sorte de diligence qui invente la noblesse grâce aux vols et ratios de prébendes.

 

Indexer les, n’ayez pas peur, si plusieurs de nos compatriotes ne mangent pas à leur faim c’est eux, si des Tchadiens se soignent mal c’est encore eux, si notre jeunesse ne trouve pas une bonne éducation c’est toujours eux, si des militaires ne perçoivent pas leurs salaires c’est eux, si le trésor public est désaxé c’est encore eux. Ils amassent plusieurs milliards de nos francs et pensent avoir acquis leur rang en faisant des affaires… Mais, si aujourd’hui le pouvoir les couvre, d’autres générations auront le loisir de les poursuivre jusqu’à la fin de leur vie. N’ayez pas peur des voleurs de la république…

Nous reviendrons.

Tchadanthropus-tribune

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