Après Faya-Largeau où plusieurs personnalités civiles et militaires furent limogées, la visite à Bardaï accompagné de l’ex-président Goukouni Weddeye fut du même genre. Plusieurs cadres militaires ont été renvoyés pour motif de trafics avec la Libye. Certains officiers seraient convoqués à N’Djamena pour rendre des comptes, puisque selon nos informations, l’état-major des armées a été instruit pour dépôt de plaintes pour poursuivre ces officiers véreux. Goukouni Weddeye appelé à la rescousse pour servir de caution auprès d’une population qui est toujours restée frondeuse contre le pouvoir MPS a pu s’entretenir avec certains notables de la région. Le mot d’ordre serait de mettre l’accent sur la dangerosité d’une rébellion, et le terrorisme djihadiste. Mais, qui écouterait encore un Goukouni que plusieurs jeunes de la région reboutent ? La nouvelle génération pense que Mr Goukouni est dépassé par les revendications de la région. Plusieurs formes de dénonciations impliquent l’ex-président sur un aspect de favoritisme qu’il fait envers les siens excluant les autres fils et filles de la région.

Après la visite de Bardai, retour à N’Djamena et direction le lendemain à Amdjaress. Si Faya et Bardai sont suspectés de trafics et autres contrebandes, Amdjaress n’est pas de moindre. Toute la zone jouxtant la frontière avec le Soudan et le Darfour s’adonne à la contrebande. Les responsables militaires qui patrouillent dans la région arraisonnent le commerce de la population frauduleusement. Ceux qui viennent de la Libye vers le Soudan sont tous dépossédés de leurs biens pourvu qu’ils ne tombent nez à nez avec une patrouille de l’armée. L’accrochage avec les hommes de Faïk au mois de septembre dernier est du même exemple. Si Idriss Déby voulait mettre de l’ordre dans ce désordre à ciel ouvert, il doit aussi superviser le nouveau dispositif de sécurité supervisé par son parent proche Mahamat Saleh Brahim… À suivre.

 

Tchadanthropus-tribune

2468 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article