De sources bien informées, les secrétaires généraux du ministère de l’Éducation nationale, celui de l’agriculture et de mines, croupissent depuis vendredi dernier à la maison d’arrêt d’amsinéné. L’ex-DG de l’ordonnancement Abakar Boukar, nommé pendant le passage de l’ex-ministre des Finances Allamine Bourma Tréyé se trouve aussi à la coordination de la police judiciaire.

Quelles sont les raisons ?

Il s’avère, d’après une source bien étayée, que les présumés prennent des lignes de crédit de certaines rubriques pour les mettre dans d’autres rubriques. Des jeux d’écrire en faux. Cette procédure est mise en place illicitement pour payer des fournisseurs. Le mécanisme permet d’envoyer en provinces où régions un fournisseur pour se faire payer là où les recettes sont évidentes. Notre investigation confirme que ces faits se sont déroulés s’est passé au moment où l’actuel ministre des Finances (Issa Mahamat Abdelmamout) était Chef de Division de l’ordonnancement, donc impliqué dans l’affaire. D’ailleurs dans la plainte déposée par l’IGE contre ces fonctionnaires figure également le nom de l’actuel ministre des Finances. Tout est vérifiable auprès de la police judiciaire et l’IGE. Il doit être entendu comme les autres prévenus et puis rien n’empêche la poursuite d’un membre du gouvernement si la justice devait l’entendre dans une affaire de malversations. Idriss Déby devrait faciliter les démarches pour que les citoyens commencent par avoir un peu confiance par rapport à leurs gouvernants. N’est-ce pas lui le 1er magistrat qui devrait donner l’exemple sur l’aspect délit économique qui gangrène notre pays ?

 

La quatrième République fera-t-elle appliquée la loi pour tout le monde ou bien cette loi ne s’appliquera seulement qu’au maillon faible de la fonction publique ? Le plus grand problème résulte des faits qu’on raconte à Idriss Déby, souvent quand un cadre de l’état se trouve dans l’œil du cyclone. Tous les voleurs disent à Déby que tel ou tel journal, ou tel site est payé pour qu’on lui fasse la peau, alors qu’en vérité l’individu est un grand prédateur de la République. Notre travail est de donner des pistes, de dire les choses même quand on les cache. C’est à l’exécutif de faire son enquête pour établir la vérité, et Dieu seul sait qu’assez souvent nous avions raison sur les voyous voleurs de l’argent des contribuables tchadiens. Enquêtez vous verrez… Point.

Tchadanthropus-tribune

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