De sources bien renseignées, Idriss Déby devrait faire remplacer son ossature sécuritaire, mais se heurte à l’influence du pré carré du clan en limogeant quelques menus frétins, dont certains n’ont rien à voir avec les événements passés. Les documents apprêtés à la signature lui ont été préparés, mais les décisions trainent, et cela risque d’être constaté comme un rétro pédalage. En dehors des siens, le président tchadien ne pourra confier l’appareil sécuritaire qui l’entoure, car il ne fait confiance à aucun tchadien. Les derniers événements qui se sont passés au Tchad doivent le pousser à réagir, mais il se mue dans un silence que le peuple ne comprend pas. Il doit prendre des décisions drastiques pour envoyer un message au peuple tchadien, non plus cela il ne peut le faire, car il ne veut se mettre à dos ceux qui l’ont fait roi. Donc il laisse cette affaire d’une gravité extrême à ses nervis de faire la patauge des marre. Ailleurs, dans d’autres contrées, une tuerie de cette importance qui émeut le peuple, pousse la hiérarchie à faire corps avec son peuple, le président de la République fait une allocution pour calmer et cimenter l’esprit du peuple. Au Tchad de Déby, c’est l’injustice qui est plébiscitée, c’est l’invective qui est admise, et l’arrogance de mise. Les nominations et mutation au sein de l’appareil sécuritaire attendront encore jusqu’à ce que ceux qui influent ses décisions lui permettent de le faire… En attendant souffre pauvre Tchad.

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