La guerre est toujours présentée sous ses horreurs par la mise en avant des atrocités, de soldats morts, d’enfants et de femmes tués; ceci pour délivrer un message de rejet de la guerre. En montrant la violence, on cherche à choquer et à susciter une prise de conscience quant à la dangerosité des conflits armés. Les images des reporters de guerre ont immortalisé des situations et contribué à transmettre un message fort, par exemple: contre la guerre du Vietnam, la célèbre photo de cette petite fille sur la route, brûlée au napalm au milieu de corps éparpillés, image  qui a eu un retentissement mondial et s’est fixée dans nos mémoires.

Force est de constater, si nous prenons les 25 dernières années, que c’est la situation de guerre qui a prévalu majoritairement sur le continent africain. En d’autres termes et malgré tout, cette dénonciation n’a eu aucun effet en fin de compte. Outre, l’onde de choc du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, la guerre s’est propagée et/ou continua ailleurs: au Burundi, RDC, Congo, Mozambique, RCA, Nigeria, Niger, Tchad, Soudan, Somalie, Ethiopie, Érythrée, Sierra Leone, Liberia, Libye, Tunisie, Mali, Côte d’Ivoire, et j’en oublie, par exemple l’Egypte…C’est dire que la situation  de guerre est de permanence sur le continent. Le reste du monde obéit à  la même logique d’une situation de conflits, d’affrontements, menace ou usage de la force dans les relations internationales où des rapports de domination, de violence sont le marqueur principal entre les États, et ce, aussi loin que l’on remonte dans l’histoire des formations socio-économiques humaines.

Les guerres sont ainsi déclenchées par, entre autres motivations, le besoin de s’emparer des richesses d’autrui, d’exercer le pouvoir, de ne pas  perdre le contrôle d’une mainmise économique sur un pays, de se protéger contre des menaces, de se défendre contre une agression,  de détruire un pays qui devient une forte puissance pour le ramener en arrière.  La petite Corée du Nord a démontré que l’équilibre de la terreur nucléaire joue aussi le rôle d’une garantie de sécurité, de paix. On fait donc la guerre pour des raisons politiques, stratégiques, économiques, démographiques.

La guerre est  avant tout un acte politique, et, il est important de souligner qu’elle révèle les véritables  objectifs des hommes politiques qui la déclenchent. Elle suppose un état d’esprit, nous renseigne sur notre relation avec la mort; elle exige une organisation, une communication, une stratégie, une tactique qui seront différentes selon les pays, les cultures, les époques et les circonstances. La guerre dévoile le statut de l’ennemi et partant sera un bon indicateur de l’état des valeurs sociétales d’un pays.

L’état d’esprit dans une situation de guerre se fabrique parce que l’on souhaite avoir des soldats prêts au sacrifice de leur vie, des hommes efficaces sur le terrain. On fait appel ainsi, à  la rhétorique patriotique : défense de la patrie, de la terre des ancêtres, de sa vie, de l’avenir de ses enfants et de sa famille, de sa dignité, de sa liberté et tout à l’avenant.

C’est pourquoi ce discours est soutenu et organisé au milieu des bruits des bombes, missiles, sifflements des balles, par  beaucoup de musiques, des chants patriotiques clamés par les soldats,  des roulements de tambours, des yous-yous de femmes qui ont accompagné les étapes victorieuses mais aussi précédé, en Algérie, chaque exécution par l’armée française, à l’aube, des combattants du FLN durant la guerre d’Algérie. Dans toutes les guerres, les artistes s’engagent par des compositions musicales pour soutenir les soldats comme la célèbre cantatrice tchadienne Houra Banat et ses chansons inoubliables sur Aouzou. L’état d’esprit dans une guerre se fabrique aussi au sein des troupes mobilisées pour le théâtre des opérations, que dans les opinions publiques. Si vous êtes prêts à servir votre pays, c’est que vous êtes prêts à mourir mais aussi à donner la mort  au nom du pays. Si la guerre est un lieu d’épouvante absolue, elle est aussi le lieu des relations humaines fortes tout comme l’occasion de terribles épreuves. S’interdire de penser à ceux qu’on aime de peur de voir vaciller son courage. Pendant la guerre du Vietnam, dès que les bombardements s’arrêtaient, les soldats noirs mettaient à fond des morceaux d’Otis Redding. La guerre est aussi une mise à l’épreuve individuelle, un soldat pouvait par son courage faire gagner son groupe tout comme par sa peur, semer la panique et faire fuir ou faire tuer tout son groupe.  Les situations de guerre ont démontré qu’on n’a pas besoin d’avoir fait une école militaire pour avoir des qualités de stratège de guerre, de commandement, d’avoir le courage de mener des opérations audacieuses pour mener ses hommes à la victoire.

L’ éloge de la guerre, l’exaltation, la  jouissance guerrière jusqu’au bout de la mort ne sont pas souvent évoquées mais ont existé dans les guerres d’Erythrée-Ethiopie, du Tchad, en Palestine-Israël, en Afghanistan  et ailleurs.

Aujourd’hui, au sujet de la guerre contre le Terrorisme, les violences se passent très loin des populations occidentales, hors de leur territoire. Aussi, pour obtenir leur adhésion, il est indispensable qu’elles soient convaincues qu’il est indispensable de se déporter à des milliers de kilomètres pour faire la guerre. La stratégie de communication déployée consiste à créer un sentiment de peur, de menaces auprès des populations; d’ailleurs, le discours avancé ne dispose-t-il pas que ce sont « les modes de vie », « la liberté personnelle » qui sont menacés par des gens qui se trouvent en Afghanistan, au Nord Mali ! Dans ce schéma, l’adhésion populaire est conditionnée à un nombre très limité de morts. C’est pourquoi ce refus de la mort implique à la considérer comme chose exceptionnelle. Un hommage vibrant accompagne chaque soldat tombé dans les guerres à l’extérieur. C’est un encadrement politique et médiatique de l’émotion populaire pour, en quelque sorte, empêcher des questions ou remises en cause de l’engagement militaire. Pourtant et logiquement, on peut supposer que, dans une situation de guerre, il est tout à fait normal, voire prévisible que des soldats y trouvent la mort.

Si un conditionnement médiatique est opéré en direction des populations  au sujet de la guerre contre le terrorisme, un discours est aussi déroulé dans la présentation de l’ennemi au public. Par exemple, le fait qu’un jeune djihadiste de 20 ans soit prêt à sacrifier sa vie pour une cause, est difficilement accepté par une élite politique qui préfère psychiatriser cette détermination en les présentant, lui et ses semblables, comme des fanatiques, des drogués. Est-ce un traumatisme de la guerre d’Algérie? C’est possible !

Ainsi, au sujet des Shebab en Somalie qui ont fait allégeance à l’Etat Islamique, une mission des Nations-Unies a rencontré dans les prisons, une centaine de jeunes Shebab faits prisonniers. Après toute une série d’échanges avec eux, deux points majeurs ont été relevés. Primo, 74% de ces jeunes ne pouvaient réciter correctement deux sourates du Coran; secundo, 80 % ont cité des exactions, des brimades, l’assassinat d’un proche pour expliquer les raisons qui les ont motivés à rejoindre les Shebab. On peut regretter que, de telles conclusions ne soient pas rendues publiques, elles permettraient peut-être à des voix de s’élever pour demander que d’autres solutions soient proposées au lieu de déployer des forces de répression qui ne font qu’entretenir le cycle infernal de la violence et contribuer à propulser des jeunes révoltés entre les mains de manipulateurs prêts à riposter par la violence à la violence des drones. A relever ici, les mensonges graves entretenus quant aux performances des nouvelles technologies de la guerre: par exemple, les slogans zéro dégât, l’intelligence des drones qui, pourtant, ne distinguent même pas une cérémonie de mariage à dominance femmes et jeunes d’une réunion de combattants terroristes.

La guerre contre le terrorisme a introduit un élément nouveau dans le discours contre l’ennemi : c’est la haine de l’autre, poussée à son paroxysme. C’est une guerre sans prisonniers, sans négociations,  c’est une lutte à mort, une élimination totale de l’adversaire. C’est l’un des points qui posent le plus de problèmes en Afrique. Les jeunes africains enrôlés dans Boko Haram ou dans les autres organisations djihadistes doivent-ils être considérés comme totalement irrécupérables et éliminés physiquement. C’est facile de le dire pour les conseillers militaires occidentaux qui poussent les troupes africaines à ces extrémismes sur le terrain, comme on l’a vu au Mali, au Nigeria, au sein des troupes d’intervention tchadiennes au contact direct avec les djihadistes. Les consignes des Français et autres militaires occidentaux étaient l’élimination totale même des blessés. Les guerres civiles africaines ont partout montré que la réconciliation, le pardon étaient sources d’apaisement des frustrations et de stabilité sur le long terme. Comme l’a si bien dit le ministre allemand des Affaires Etrangères aux Français au sujet du Mali: « Ce n’est pas parce que vous avez un marteau à la main, que chaque problème est un clou.”

Aussi, se développent des discours parallèles de chaque côté dans une guerre, et le grand perdant, c’est la Vérité quotidiennement falsifiée.

La guerre contre l’Irak, s’est faite sur un double mensonge. Al Qaeda était liée au régime de Saddam et l’Irak possédait des armes de destruction massive. Cette attitude désinvolte avec la Vérité n’a pas disparu et elle est bien le fait des démocraties qui s’arrangent pour que le faux soit vrai et le vrai faux. L’ensemble des institutions est totalement sous contrôle pendant la guerre ; le gouvernement, le parlement, les médias qui construisent l’opinion publique sont responsables du sentiment de peur ainsi créé. En même temps, ces organes de la manipulation médiatique concourent à taire les dérives, les massacres, les actes de tortures menées par leurs soldats, cela pour préserver l’image des armées occidentales. Constatons que le résultat de cette politique de communication fait que les populations occidentales ont majoritairement une image positive  de leurs armées. Des sondages ont révélé que  les personnes interrogées, en large majorité, retiennent les activités humanitaires de leurs armées qui interviennent pour « sauver les Maliens de la barbarie », pour « instaurer la Démocratie en Irak ».

Qu’on se rappelle que ce ne sont ni les riches et puissantes ONG occidentales, ni les médias désormais embedded qui ont dévoilé au monde les tortures à Guantanamo, Abou Graïb mais des lanceurs d’alerte dégoûtés et révoltés par les mensonges quotidiens face à  la révoltante réalité vécue sur le terrain.

Avant d’être un déploiement de la force et de la violence, la guerre est avant tout une chose mentale. De nombreux soldats notamment africains utilisent des gris-gris de toutes sortes. On peut y croire ou pas, mais leur soutien psychologique est indéniable. Il suffit d’observer la place des pratiques mystiques dans la lutte sénégalaise pour comprendre qu’il serait très difficile de combattre sans elles.  Agir sur le mental et le psychique est aussi une nécessité entrant dans une stratégie de guerre, une tactique de combat. Au Mali, les forces djihadistes ont utilisé ce registre pour terroriser l’ennemi. En quoi faisant ? Par des actes extrêmement violents : égorgement des soldats maliens, décapitations etc… L’objectif recherché est de marquer les esprits des militaires, de semer la panique totale. Et la conséquence immédiate a été l’évacuation de tous les postes militaires avancés dés les premiers coups de feu des djihadistes. Pratiquement, sans combat. Et on a pu constater pour le déplorer qu’au niveau de l’armée malienne, il n’ y a eu aucune action de soutien psychologique et de décryptage de ces actes de guerre pour y faire face. Des militaires découvraient l’horreur de la guerre dans une impréparation totale.

Autre chose: l’amplification médiatique organisée par les Français autour de ces actes de guerre, pour les besoins de la légitimation de leur intervention, eut pour conséquence désastreuse, de briser totalement l’armée malienne car la panique s’est alors propagée dans la population, qui a alors applaudi des deux mains l’action militaire des Français. Une victoire pour la France avant le réveil brutal plus tard.

Soulignons l’attitude totalement contraire des autorités françaises et des médias occidentaux  consistant à refuser de diffuser les vidéos des djihadistes montrant les otages ou des scènes de violence pour ne pas être des amplificateurs de leurs actions de guerre psychologique. Pour être efficace, le législateur français a décidé que, publier des images violentes des groupes terroristes est désormais un délit punissable de 3 ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. En Somalie, les Shebab qui ont vu l’armée américaine se déployer à Mogadiscio pour les éliminer, avaient réussi à capturer 4 soldats américains, les ont torturés mais aussi traînés attachés derrière des voitures dans les rues de Mogadiscio. Les images ont fait le tour de la terre et leur impact a été terrible sur le plan politique, militaire et au niveau de l’opinion publique américaine. Il est évident que l’armée américaine a éliminé des centaines de Shebab mais et c’est là que réside la différence dans la relation avec la mort. Les occidentaux soucieux de gérer une opinion publique, ne veulent pas voir des morts, on veut une guerre sans morts, sans images horribles de leurs soldats. De l’autre côté, des attentats suicides démontrent que la mort fait partie du combat, pour compenser la faiblesse technologique en quelque sorte, le sacrifice de ces jeunes provoque des conséquences considérables dans l’état d’esprit de leurs ennemis. Les États-Unis ont tiré toutes les conséquences par rapport à ce qui s’est passé en Somalie, et refusent dorénavant tout engagement de leur armée au sol dans une guerre ouverte dans un pays musulman. La technologie a été utilisée pour se rapprocher du zéro mort au sol notamment par les drones dans le cadre de la guerre préventive lancée par Georges Bush au lendemain du 11 septembre 2001. Peu importe pour eux, que les drones tuent beaucoup plus d’innocents – enfants, femmes et vieillards – que de terroristes.

Pendant la guerre d’Algérie, l’armée française a créé un service d’action psychologique chargé de recruter, de former des Algériens et de les infiltrer dans les villages pour organiser des actions de renseignements militaires mais aussi pour développer un discours favorable à l’Algérie française.

Des images de la guerre peuvent aussi être utilisées par les démocraties non pas pour la dénoncer mais plutôt pour la continuer. Au sujet de la guerre d ‘Afghanistan, le journal américain Times, partisan de l’intervention américaine  avait utilisé une photo d’une jeune afghane, en couverture,  à qui les talibans avaient coupé le nez (pour cause d’adultère) pour envoyer le message suivant : « Regardez ce qui arrivera si l’armée américaine quitte l’Afghanistan. »

Aujourd’hui comme hier, les stratégies de guerre obéissent aux objectifs recherchés. La guerre contre l’Irak, contre la Libye a vu un bombardement intensif, aveugle, pour parvenir à la démolition du potentiel militaire, industriel, des infrastructures économiques, bref ramener le pays à l’âge de la pierre taillée, de façon à ce qu’il ne soit plus une puissance. C’est une guerre qui consiste à déverser des milliers de bombes sur tout le pays: populations civiles, hôpitaux y compris. C’est la stratégie de la terre brûlée avec très peu de pertes pour ceux qui ont déclenché la guerre. Dissimuler les intérêts et donc les réels objectifs est un enjeu fondamental pendant une telle guerre.

La guerre, dit-on, est une affaire de professionnels, de métier; il appartient donc aux militaires d’assurer la  défense et la sécurité du territoire national. Ils sont donc indispensables à la stabilité des institutions. C’est pourquoi les hommes politiques ont toujours cherché à contrôler l’armée. Ainsi le statut du Chef de l’Etat, chef suprême des armées place l’armée sous son autorité. En France, récemment lors de l’incident entre le Général De Villiers et le Président Macron, ce dernier l’a officiellement rappelé avec insistance. L’autorité politique a veillé à ce que l’acte de déclaration de guerre, les négociations pour une trêve ou la paix  relèvent de son pouvoir, de même que les frappes sur certaines cibles sont soumises au feu vert du Président de la République qui assiste au cabinet de guerre pour suivre l’évolution sur le terrain militaire des hostilités et ce, même si la guerre reste une affaire de militaires. Toutefois, des circonstances peuvent faire que, pendant une guerre, des chefs militaires s’affirment de manière particulière et s’imposent aux hommes politiques, comme le fit le Général Mac Carthy pendant la seconde guerre mondiale.

Au sein de la francafrique et sous l’égide de multiples conseillers français, les pouvoirs politiques ont choyé les militaires, très bons salaires, de multiples avantages de toutes sortes pour, en quelque sorte, leur enlever toute raison de mécontentement ou frustrations susceptibles de provoquer des turbulences . Ce fut le cas, pour ne citer que, quelques exemples, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Cameroun. La méfiance des hommes politiques envers les militaires s’est exprimée au Sénégal par l’éloignement de tous les CEMGA, dès la fin de leur mandat, pour une Ambassade à l’étranger. Appliquée depuis Senghor, cette mesure est devenue une coutume politique. L’orientation dans la formation et l’organisation  de l’armée sénégalaise pour être une véritable armée de métier à même de répondre aux sollicitations des missions des Nations-Unies dans le monde entier, en a fait une armée instruite et compétente, de cadres supérieurs, d’Officiers et gradés de grande valeur. Les institutions internationales ont, ainsi, au gré de leurs politiques, cherché à orienter le profil des armées africaines. On a préconisé qu’il fallait qu’elles deviennent des armées au service du développement, construisant des routes, des ponts, des écoles. Puis, on est passé à l’idée que les militaires étaient des citoyens comme les autres et devraient avoir le droit de vote et voilà les militaires  entrés  en politique.

Aujourd’hui, à l’heure de la guerre contre le terrorisme, les armées africaines sont mobilisées pour faire la guerre aux djihadistes dans le Sahel. On veut désormais qu’elles se transforment d’un coup, en forces spéciales, allant au casse pipe, escaladant les rochers, fouillant les grottes, prenant à la figure des grenades et sautant sur les mines et on leur demande aussi d’oublier tous leurs cours de Droit International Humanitaire. Les résultats ont été décevants et les critiques n’ont pas manqué de la part des états-majors occidentaux sur la non opérationnalité des armées africaines. En réponse, on a entendu certains officiers avancer l’idée que les militaires ne voulaient pas mourir « pour maintenir au pouvoir des élites politiques corrompues » démontrant ainsi que la politique s’apprenait plus vite que les stratégies de guerre. Faire entrer les militaires en politique par le droit de vote contribue à favoriser leur immixtion dans les luttes politiques, à s’intéresser à la chose politique, à faire des choix et donc à subir l’influence des sphères politiques. On relèvera que les militaires pour expliquer leurs contre performances ont eu recours à des arguments politiques (refus de mourir pour défendre une élite politique corrompue) au lieu de dire que leurs armes sont inefficaces, qu’ils manquaient de renseignements, par exemple. En outre, cette mesure de faire voter les militaires est contraire à l’exigence constitutionnelle de neutralité totale des institutions concernées c’est-à-dire des forces armées et des forces de sécurité intérieure, vis à vis de tous les acteurs politiques de quelque tendance que ce soit. Seule la neutralité totale mettrait à l’abri les structures et les institutions militaires des contrecoups et tiraillements des acteurs politiques.

(A suivre, samedi prochain la partie 2 )

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