Conséquences sociales et économiques d’un pillage érigé en système

Lundi 6 avril 2015 au CICP à 19h.
21 ter rue Voltaire. 75011 Paris
Stations de métro : Rue des Boulets ou Nation


Le Gabon est une incarnation de la Françafrique : ressources naturelles impressionnantes (pétrole, bois, manganèse, uranium…) mais population très pauvre, affichage grossier de « stabilité démocratique », toute-puissance des entreprises françaises (Total, Comilog, Vinci, etc.) et des réseaux du pouvoir pratiquant des crimes rituels.


Trois mois après la mort d’Omar Bongo en juin 2009 (après 42 ans au pouvoir), son fils Ali Bongo endosse le costume de son père, suite à un coup d’État électoral validé par la France. Depuis, il tient le pays d’une main de fer : pression sur les quelques médias privés, sur les syndicalistes et la société civile. Il interdit en 2012 le principal parti d’opposition (l’Union nationale), tient à sa botte l’Assemblée nationale (118 députés sur les 120), continue la gabegie avec l’aide de multinationales très bien implantées et réprime violemment les militants. La contestation contre le régime, mais aussi la répression, est croissante tout au long de l’année 2014 jusqu’à maintenant. Une rencontre-débat vous est proposée avec :


  • Thomas Bart : doctorant en sociologie politique, qui exposera le soutien du gouvernement français à la dictature de la famille Bongo, notamment via la coopération technique et militaire.



  • Désiré Ename : directeur de publication du journal les « Echos du Nord » (en exil depuis Décembre en France), exposera les atteintes à la liberté de la presse et les différentes pressions que subissent les journalistes et les journaux indépendants.



  • Jonas Moulenda : Directeur de publication du journal « Fait Divers » (en exil lui aussi depuis Décembre) et journaliste reconnu au Gabon, notamment pour ses enquêtes sur les crimes rituels très présent dans ce pays d’Afrique Centrale.



  • Marc Ona Essangui : Secrétaire Général de l’ONG Brainforest, coordinateur du mouvement « ça suffit comme ça » et Prix Goldman 2009, membre du bureau international de PWYP : exposera le pillage des ressources réalisés par les entreprises étrangères et le pouvoir en place et reviendra sur le procès des Biens Mals Acquis. Il parlera de la plainte qu’une partie de la société civile gabonaise a déposé au Gabon et en France contre l’entreprise française Gemalto chargé de confectionner le fichier électoral et le passage à la biométrie lors de la dernière élection de 2013.



  • Marcel Libama : Leader syndicaliste de la « Dynamique Unitaire », qui présentera les mobilisations actuelles ainsi que les répressions du pouvoir contre la population.

Contacts presse:

Thomas Bart – 07 70 06 90 53 

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