Jamais, un ministre ne s’est posé un affront en fuyant le plateau d’une radio, face aux questions d’appoints et fortement justifiée de l’auditoire. Le ton flegme et d’une voix nasillarde, le ministre Abdoulaye Fadoul Sabre a défendu certains voleurs de la République parce qu’ils ont un patronyme fort approuvé. Pour lui, Mr Saleh Déby Itno n’a pas volé le Tchad quand il fut DG des douanes. Les 136 milliards de FCFA retrouvés chez lui sont une machination et invention des réseaux sociaux (qui a dit un jour que la fille du sultan est une pute ?). Il est allé plus loin pour indiquer que si même il y a des voleurs de la République reconnu par le président Idriss Déby, la majorité des accusations est l’invention des réseaux sociaux. Mais, en vérité, est-ce qu’un jour un voleur se reconnaît-il comme tel ? Jamais de la vie. Le meilleur d’entre les ministres d’Idriss Déby comme on le présente par narration de ce que disait l’ex-président Chirac à propos d’Alain Juppé, s’est ridiculisé face à un auditoire qui avait les arguments de sa défense. Fallait pas accepter de débattre s’il fallait esquisser un ergot de prime à bord sur la défensive. Ceux qui suivaient les échanges sont restés sur leurs faims, car aucune conviction n’est venue pallier à la soif du savoir qu’attendaient plusieurs compatriotes en ligne. S’il fallait louer le courage du ministron, des Finances a accepté l’échange, car plusieurs ministres du système Déby fuient les débats, lui a pris ses tripes à juste mesure pour faire la balance, mais il n’a pas tenu au-delà des 20 minutes chrono. On ne peut pas cacher le soleil avec un pan de la main disait un compatriote ahuri du comportement. Fallait résister et justifier ses connaissances en la matière, mais fuir de la sorte ne le fait pas grandir. D’ailleurs, hier dans la journée en échangeant avec plusieurs camarades de la presse, beaucoup étaient déçus du comportement du ministron. Fallait rester et répondre à ses compatriotes, quelles que soient les orientations politiques, car c’est sur le Tchad, et par amour au Tchad que l’invitation du débat fut initiée. La démocratie ne grandit pas avec les dérives économiques et politiques d’un système dans lequel Idriss Déby lui-même est dépassé, car ceux qui l’entourent ne l’aident point. Chacun y va de son petit intérêt à survivre à la mangeoire. Des vols, et des détournements qu’on veuille cacher, pourtant dans ce N’Djamena tout se sait à la lumière du jour. Depuis sa prise de fonction, les correspondances pleuvent sur les fautes et les erreurs du sieur Abdoulaye Sabre Fadoul au département des Finances. Il y a eu les nominations assez critiques, les sorties arrogantes et bancales, et la bévue sur la radio en ligne. Nos confrères de Tchadactuel après observation l’on égratigner d’un paragraphe,

 

Le ministre des Finances Djiddo Sabre serait redevenu un vrai Djiddo ! En promouvant des coquins et des copains et surtout en se soumettant à la volonté des cercles mafieux d’influence qui gravitent autour du couple présidentiel par la promotion des cancres en lieu et place des professionnels, le ministre aurait définitivement perdu le peu de crédit que l’opinion lui accordait. En fait, disons, un vrai Djiddo !

   

En fait, disons, termes propres à l’autre, qui reflète proprement l’observation continue envers le ministron des Finances. Il y a longtemps Tchadanthropus-tribune faisait ressortir cet aspect envers Djiddo Abdoulaye Sabre Fadoul sur son égo surdimensionné, et son regard à vouloir prendre les Tchadiens de haut. Certains nervis du système sont allés même accuser la rédaction d’avoir un parti pris pour ses adversaires contre lui. Chose qui est archi faux. Nous avions des amitiés avec des gens avant que le MPS ne fût, et au temps le sieur Djiddo était encore un môme. D’autres relais gavroches d’esprit partir avec le vent, comme souffle le vent qui colporte les ragots, comme ceux qui écoutent entre les portes des dames. Aujourd’hui, les Tchadiens observent, et c’est au pied du mûr qu’on coince le vrai maçon.

 

Djiddo Sabre devrait rester et convaincre son auditoire, au lieu de justifier les détournements des proches du système. L’histoire le rattrapera, et il sera confondu avec ses propos. On ne nait pas docteur, on le devient par le savoir et les actes qu’on pose. Si tel est son élan, il sera loin du piédestal qu’il cherche à gravir avec des petits pieds.

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Tchadanthropus-tribune

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