Après la tenue de plusieurs réunions d’information au domicile de l’illustre universitaire, la famille et les proches de Tom ERDIMI ont initié une manifestation à N’Djamena pour demander la vérité sur la disparition de celui-ci.

 

Selon des informations rapportées, la famille de Tom ERDIMI assurait pendant un moment que sa présence était signalée entre les mains des Égyptiens. Ce sont les services secrets égyptiens qui auraient arrêté Tom ERDIMI. Mais jusqu’à présent aucune indication claire en dehors des hypothèses de conjoncture attribuée à Idriss Déby et ses services de renseignements ANS. Mais en vérité personne n’est capable de dire les choses avec exactitudes.

 

Il faut faire des investigations poussées afin de déterminer où se trouve cet opposant au régime tchadien sans perdre le temps sur la seule hypothèse incriminant Mahamat Kaka ou Kogri, car le temps joue contre l’universitaire tchadien.

 

Sans situation exacte, on continuera à manifester sans aucun résultat concret. Il faut dès à présent mettre la pression sur les autorités égyptiennes qui sont la première source de son arrestation, ensuite leur demander ce qu’ils ont fait de lui, c’est de cette manière qu’on pourra remonter la piste pour arriver à une conclusion. En s’arrêtant à la seule hypothèse de Mahamat Kaka et Kogri, cela ne portera pas ses fruits, parce que s’il y a une connivence quelconque du régime Déby et Al-Sissi, cela impliquerait des manigances d’État à État, et toute personne citée ne seraient être indexée qu’en tant que témoin. C’est pourquoi il faut d’abord mettre la pression sur les Égyptiens qui sont les premiers commanditaires de cette injustice.

 

Ensuite, avant de faire des parallèles sur les disparitions relevant des services de renseignements tchadiens, il faudrait profiter du dialogue inclusif ou conférence souveraine pour poser le problème des Tchadiens disparus sous l’ANS depuis 1990. Qui est le DG de l’ANS, et pendant leur direction quels sont les Tchadiens qui ont disparu sous leurs responsabilités. Il est question de dire la vérité aux Tchadiens en général et que plus jamais cela ne se répète.

 

Faire des sujets et des cas par cas ne résoudra pas les disparitions et les assassinats politiques, parce que si chacun plaide pour son sort, on sera dispersé et il n’y aura pas des actions de poigne. Il faut que toutes les victimes de l’ANS sortent ensemble en indiquant sous quel directeur leur parent a disparu, et ainsi demandé justice, sinon ce seront des faits d’actualité sans aucune conséquence tant qu’on n’a pas une preuve capitale à brandir.

 

Tchadanthropus-tribune

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