De sources concordantes, une réunion d’information sur les reformes au Tchad a eu lieu samedi dernier. Convoqué depuis plusieurs jours, la diaspora de France, du moins celle affiliée au MPS a répondu présente, face au nouvel ambassadeur du Tchad à Paris (Amine ABBA Siddick), celui du Tchad délégué à l’UNESCO (Mahamat Saleh Adoum Djerou), et (Ali Koloutou Tchaimi), président du groupe parlementaire MPS dépêché depuis N’Djamena. Un message sans conviction fut délivré sous le concept des réformes constitutionnelles au Tchad. Des réformes annoncées qui ne requièrent aucune conviction, car les habitudes ne changeront jamais avec ce régime, qui ne sait tenir ses engagements.

– Quelle est la forme de l’État qui convient le mieux aux réalités tchadiennes ? Justifiez votre choix.

– Quels sont les niveaux de découpage administratif qui vous semblent superflus et qu’il faudrait supprimer ? Lesquels sont indispensables pour un bon fonctionnement du pays ? Combien de régions sont-elles raisonnables pour le bon fonctionnement du pays ?

– Qu’est-ce qu’il faut concrètement faire pour promouvoir les femmes et les jeunes afin qu’ils participent pleinement à la gestion publique ?

– Combien de Députés sont nécessaires pour le pays ? Et la durée de leur mandat ? Quelle doit être la circonscription électorale pour les Députés ? Faut-il ressusciter le SÉNAT ? Si oui, dans quel format ?

– Comment faire pour avoir une justice réellement indépendante et efficace au Tchad ? Que faire pour que la justice sévisse réellement contre les auteurs des détournements publics ? (comprenez par là que le régime admet qu’il n’y a pas de justice indépendante et qu’elle est aux ordres)

– Quel est le mandat idéal pour le Chef de I ‘État ? Doit-on garder ou changer la nature du régime actuel (parlementaire ou présidentiel) ?

– Quelles sont les actions concrètes à mener, des textes à adopter, des institutions ou administrations à créer pour qu’il y ait véritablement la stabilité, l’état de droit, la bonne gouvernance, l’unité nationale, l’autorité de I ‘État et la paix au Tchad ?

– Quel est le mandat idéal pour le Chef de I ‘État ? Doit-on garder ou changer la nature du régime actuel (parlementaire ou présidentiel) ?

– Quel est le meilleur cadre d’organisation des élections qu’il faut mettre sur pied ?

– Quelles sont les grandes institutions qui sont indispensables et celles qu’il faut supprimer ou réaménager.

 

Tout cela est une diversion que fait le régime, car ni les partis politiques de grande dimension, ni la société civile connue n’intègrent un vrai débat pour asseoir une vraie réforme. Le régime Idriss Déby est face à une population soumise qui le hait, et assez souvent guidée par des intérêts de l’heure, boire et manger. Le peuple est tellement affamé qu’il courbe l’échine, à l’image de ceux qui étaient venus écouter les chimères à l’ambassade du Tchad à Paris. Ils ont bu, paraît-il, certains sortis de là complètement éméchés et repus. C’est le seul leitmotiv de l’heure qui les guide, quant aux réformes, personne n’y croit. Le régime Déby continuera à gouverner comme il sait le faire, dans l’absolue médiocrité… À suivre.

  • Tchadanthropus-tribune
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