Par une note circulaire n.01/2020 du 11 mai 2020, le président du conseil de l’ordre des avocats du Tchad, le bâtonnier Athanase Mbaïgangon, a dénoncé avec vigueur le comportement non professionnel de certains avocats véreux qui ternissent l’image du barreau du Tchad.

Très remonté sous une mine sérieuse, il a surtout dénoncé la pratique de publicité et de marchandage de clientèle auxquels s’adonnent quelques avocats connus de la place. Le bâtonnier attire l’attention de ses confrères qui versent dans cette pratique de cesser immédiatement ce comportement qui ne fait que ternir le noble métier de conseil. Le bâtonnier Athanase Mbaïgangon dénonce la mauvaise publicité faite par l’apposition des plaques non règlementaires dont la dimension excède 30cm sur 40cm, des chansons citant les noms des avocats par certains musiciens de la place, des sorties médiatiques non conformes au standard connu, et des publications sur des réseaux sociaux, somme toute abusives.

Cette sortie du bâtonnier est venue à un moment où la profession d’avocat est en train de perdre de ses lettres de noblesse à cause des pratiques des avocats sans scrupule que le Tchadanthropus-tribune a toujours dénoncées.

Aujourd’hui au Tchad, certains avocats fricotent avec des juges aussi véreux qu’eux pour gagner des procès. L’exemple pathétique de l’avocat Alain Kagombé autant décrié par ses confrères et par le ministère public se place dans ce contexte brutalement. Combien de fois cet avocat sulfureux, qui a ses entrées auprès de certains juges va jusqu’à toiser les clients de la partie adverse pour leur indiquer que la messe est dite alors que le tribunal n’a même pas statué ? Quand des reproches lui ont été observés, il nargue ses interlocuteurs bombant le torse et ironie en coin. Combien de fois les jeunes avocats sont venus se plaindre du comportement non orthodoxe du sieur Alain Kagombé ? Alors, les remarques du bâtonnier s’inscrivent en plein dans le mille, et tous les regards en premier se tournent vers Alain Kagombé.

Quand le bâtonnier évoque la publicité, c’est lui.

Quand il parle de la plaque, c’est encore de lui qu’il s’agit.

Que faut-il dire d’autre si des sanctions ne sont pas appliquées sur lui pour qu’il arrête de fonctionner ainsi.

Les médias ont alerté l’opinion à plusieurs reprises surtout sur le cas emblématique de Alain Kagombé dont les pratiques sont connues de tous. Selon certains de ses confrères, cette circulaire s’adresse particulièrement à ce dernier et ses complices. Le jadis conseiller occulte du président centrafricain Bozizé a été désavoué récemment par un justiciable du nom de Galmaye. Ce dernier a mis Kagombé à nu en le récusant publiquement. Une autre sorte de magouille qui lui est propre. Ceux qui le connaissent disent qu’il n’a jamais gagné honnêtement un seul procès.  Il les achète tout simplement.

Spécialiste dans le démarchage de la clientèle, Alain Kagombé harcèlerait même les justiciables pour ensuite s’auto constituer pour eux. Faut-il admettre de lui concéder le titre de maitre ? Ceux qui l’ont affronté jaugent ses compétences très réduites, il combat systématiquement ses jeunes confrères qui font mieux que lui. Aujourd’hui, son club de magistrats véreux est connu et la rédaction publiera bientôt les noms de ces magistrats et avocats qui ternissent l’image de la justice tchadienne.

En 2019, rappelons-nous de l’affaire Martin Inoua Doulguet. Kagombé a défrayé la chronique en usant de la corruption pour envoyer ce journaliste en prison parce qu’il estime que ce dernier gêne ses intérêts.  L’on se rappelle encore ses interventions sur la radio FM Liberté pour accabler le même journaliste de tous les péchés d’Israël. Heureusement que lors de la dernière audience la justice tchadienne a démontré qu’il y a des juges incorruptibles, et ils ont acquitté ce dernier en appel. Pourtant de l’avis de plusieurs observateurs de l’affaire, Alain Kagombé s’est démené avec un autre journaliste sulfureux comme lui pour faire barrage en vain. Honte à lui !

Autres moyens de publicité dont se sert Alain Kagombé, sont les garde-corps qu’il s’est fait affecter et qu’ils trimbalent avec lui au palais de justice. Une espèce d’intimidation à autrui doublée d’une publicité outrancière. Même le bâtonnier, moins encore le procureur, ou le président de la Cour d’appel ne se comportent ainsi.

Si le bâtonnier Athanase a fait cette note, elle s’adresse en 1er à Alain Kagombé moins qu’à un autre… Nous reviendrons.

 

Tchadanthropus-tribune

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  • Quelle humiliation!Franchement il faut que ces avocats véreux cessent avec ces genres de pratiques car, le métier d’avocat requiert du professionnalisme.

    Commentaire par Koudé Koumakoye le 21 mai 2020 à 13 h 36 min
  • Il faut que le BAREAU sanctionne ces avocats et leurs complices juges

    Commentaire par Youssouf le 22 mai 2020 à 12 h 49 min