Communiqué de presse

Cameroun : éviter au Général Kodo BANI et aux Tchadiens un procès inique

Le Comité d’Initiative de protection des droits humains et des libertés au Tchad (Cipdhlt) exprime sa vive préoccupation devant le procès prévu, ce jeudi 04 juillet 2019 au Cameroun du Général Mahamat Kodo Bani GODI et de plusieurs ressortissants tchadiens dans le cadre d’une présumée tentative de coup d’Etat en Guinée-Equatoriale dont le contour reste flou.

Depuis deux ans, le Général Mahamat Kodo Bani GODI et plusieurs autres citoyens d’origine tchadienne, sont détenus au Cameroun suite à une affaire de coup d’Etat en Guinée-Equatoriale.

Parallèlement en Guinée-Equatoriale où un procès a été organisé pour juger les présumés responsables du prétendu coup d’Etat au Cameroun, un procès à l’allure inquiétante va se tenir ce jeudi 04 juillet au Cameroun.

Devant les risques inévitables qui pèsent sur ce procès dont l’issue est incertaine, nous n’hésitons pas d’exprimer notre profonde inquiétude et d’appeler à la raison les autorités camerounaises et équato-guinéennes afin qu’elles se ressaisissent et fassent preuve de dépassement pour circonscrire les conditions dans lesquelles, cette affaire du coup d’Etat, ont été machinées.

En effet, le Général KODO Bani GODI et ses amis, sont bel et bien victimes d’un complot politique monté depuis Ndjaména visant à les neutralise à des fins inavouées.

C’est pourquoi, la Guinée-Equatoriale et le Cameroun concernés par cette affaire, doivent privilégier la retenue pour éviter de tomber dans le piège digne du régime manipulateur du Tchad d’où la plupart des personnes détenues sont originaires.

Dans ce contexte difficile où se tient ce procès, il faut rappeler les conditions inhumaines des détentions de ces personnes qui manquent cruellement d’accès aux soins, à l’hygiène, à l’insalubrité et confrontées aux divers et variés autres aléas au Cameroun et en Guinée-Equatoriale.

Face donc à cette situation alarmante, le Comité d’Initiative pour la protection des droits humains et des libertés au Tchad (Cipdhlt) :

  • Lance un appel à Amnesty International, à Human Rights Watch, à la Fidh et aux organisations humanitaires spécialisées les plus influents comme le Comité International de la Croix-Rouge d’intercéder auprès des autorités équato-guinéennes et camerounaises pour éviter un procès inique aux personnes détenues,
  • Demande aux présidents Paul BIYA et OBIANG NGUEMA de refuser l’instrumentalisation d’Idriss Deby qui espère régler des comptes politiques à ses adversaires politiques

 

Fait, le 03 juillet 2019

Le Comité d’Initiative de protection

Des droits humains

 Et des libertés au Tchad (Cipdhlt)

Mail : cipdhlt2018@gmail.com

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