Selon une source crédible, Antony Baffoe, secrétaire général adjoint en charge du football et du développement depuis environ quatre ans, a démissionné dimanche 6 juin 2021 au siège de la CAF au Caire, en Égypte. Huit jours après son retour du Cameroun, où il faisait partie de la mission conjointe FIFA et CAF chargée d’inspecter les infrastructures de la maison du 9 janvier au 6 février 2022, phase finale de la 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football.

Notre source précise qu’elle n’a pas pu lire le contenu de la lettre de démission, mais confirme que le départ de l’ancien défenseur international ghanéen est le résultat du climat conflictuel dans lequel le corps est plongé depuis l’élection. Souffert d’un nouveau conseil d’administration de la CAF, présidé par le Sud-Africain Patrice Motsepe.

En plus d’être licenciés en tant qu’Antony Baffoe, certains cadres ont été licenciés pour diverses raisons.

Notre confrère, Richard Naha, connu pour ses sources fiables à la CAF, revient dans le texte ci-dessous sur la cascade de départs au sein de l’instance faitière du football africain.

« La Confédération africaine de football a mis fin aux postes de plusieurs employés dont : la directrice des ressources humaines, Marwa Hosam Eldin. La très influente DRH a été poussée à la sortie, tout comme Mohamed Salem, directeur des “Technologies de l’information (TI)” à la CAF, l’ami proche de son mari qu’elle avait recruté. Tous deux sont tenus pour responsables de la non-application des recommandations du rapport d’audit, commandés par Fatma Samoura lors de son séjour au Caire en tant que représentante générale de la FIFA en Afrique. Empêtrés dans l’organisation du CHAN 2021 au Cameroun, les deux directeurs, comme l’ancien secrétaire général par intérim, Abdelmounim Bah, auraient cru bon d’attendre l’arrivée d’un nouveau président à la tête de l’instance pour suivre les recommandations de l’Armoire PwC.

Une autre plainte a été attribuée à l’ancien DRH, à la mauvaise gestion des départs des salariés de la CAF et au choix fait contre une société de gardiennage sans appel d’offres. Dossiers joués contre le DHR, Marwa Hosam Eldin, et le directeur juridique, Achta Mahamat Saleh, qui était chargé de régler les différends et d’éviter l’accumulation de procédures contre l’institution. Selon les conclusions du rapport PwC, la CAF aurait pu éviter diverses poursuites si Achta Mahamat Saleh, fille de l’ancien président de la fédération tchadienne, et Marwa Hosam Eldin avaient préféré les négociations.

De son côté, Nevine Tahsseen Ibrahim, de la direction des finances, n’a pas non plus échappé à cette vague de licenciements. Ces 23 années de service n’ont pas suffi à la protéger des foudres de la nouvelle équipe dirigeante, tout comme son ancien patron, Mohamed El Shereil, entrés à la CAF en poussette. Fils d’Amira el-Sherei, surnommée la “mère du football africain”, qui a passé au total vingt-trois ans à la CAF (1970 – 1995) et a notamment occupé le poste de secrétaire général adjoint aux côtés de Mourad Fahmy, Mohamed El Shereil, a été licencié par Ahmad Ahmad en juillet 2019. Son cas est toujours au niveau des tribunaux égyptiens. Nevine Tahsseen Ibrahim n’est pas du monde de la finance, elle n’en connait pas tous les rouages. Mais plus que son ignorance, il paie ses relations horribles avec l’ancien DRH, le SG par intérim, Abdelmounaim Bah, et une certaine centralisation à son niveau. Plusieurs sources concordantes indiquent que les auditeurs de PwC ont eu les plus grandes difficultés à accéder à certaines salles lorsque Nevine Tahseen Ibrahim était absente ou en vacances.

Vient ensuite le cas d’Abdullah Mustapha, un homme de confiance du président suspendu Ahmad Ahmad. Ancien directeur de la conformité, ce Franco-Comorien avait validé la dépense de la Omra qu’Ahmad Ahmad avait offerte aux présidents de fédérations, malgré le refus de l’ancien directeur financier… Mohamed El Sheirei. Abdullah Mustapha a également dirigé le bureau de la CAF, ouvert par Ahmad Ahmad dans son village à Madagascar avec un budget de fonctionnement annuel de plus de 160 000 $, dans un pays où le revenu mensuel moyen par habitant est de 43 $ ! Une chaire que la nouvelle équipe a rapidement fermée, alors que de forts soupçons d’irrégularités étaient constatés.

Autre réalisateur et last but not last le prix du changement d’équipe, le directeur commercial, le Marocain Ali Aissaoui. Installé en juin 2020, cette dernière paie pour l’état lamentable de ce service, d’autant plus depuis la rupture du contrat Lagardère et l’absence d’un nouveau partenaire. Selon certaines indiscrétions, sa proximité avec son compatriote, Driss Akki, ancien directeur Afrique de Lagardère Sports (NDLR Il faisait partie de l’effectif qui s’est rendu à La Mecque aux frais de l’institution) est toujours en procédure contre la CAF, malgré le rachat de l’entreprise, aurait également joué contre Ali Aissaoui. Ali Aissaoui a démissionné d’Anthony Baffoe aujourd’hui. »

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By CAMEROON MAGAZINE

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