Une ridicule réhabilitation d’un canton qui n’a jamais existé crée une polémique au sein de la communauté Arabe au Tchad Par hypocrisie, corruption, falsification et faux usage de faux (voir le document 1) , la communauté arabe Nawala vient d’avoir la réhabilitation d’un Canton qui n’a jamais existé ni avant la colonisation, ni après l’indépendance par un décret présidentiel. Cette communauté faisant partie intégrante du canton Djaatné n’a jamais eu un canton dans l’histoire du Tchad et toute la région du Batha le sait. En effet, C’est dans le cadre de la politique de la décentralisation prônée par le président de la république, elle a sollicité la création d’un nouveau canton à l’administration de la région du Batha (voir document 2). C’est ainsi après investigations des autorités sous-préfectorales et départementales ainsi que sur la base du rapport déposé, le Gouverneur du Batha a adressé au Ministre de l’administration du territoire le 10 Mars 2006 sous le numéro N*09/MAT/RBA/SG/06/CF la demande de création d’un canton Nawala (voir document 3). En 2013, un autre gouverneur le Gal N’garboudjim avait fait une correspondance de rappel de la création d’un canton Nawala au ministre de l’administration du territoire (voir document 4).

Mais malgré tous cela, à la grande surprise de toute la communauté et partant de toutes les communautés arabes du Batha, cette même référence de la première lettre du Gouverneur (N*09/MAT/RBA/SG/06/CF) a servie comme base de référence pour le décret 206 du 15 février 2019 portant réhabilitation et non création comme prévu d’un canton Nawala qui n’a jamais existé. Pour l’histoire, YOUSSOUF O. MAHAMOUT (voir document 5 de 1930) dont la progéniture demande une réhabilitation a été chef de canton Djaatné, révoqué 7mois après pour faute grave par les colons et a été remplacé par le Cheikh Soumaïne le Grand-père de l’actuel chef de canton Djaatné. Donc, on réhabilite normalement une structure par exemple un canton supprimé mais on ne réhabilite au grand jamais une personne révoquée. Comme le disait l’adage « le ridicule ne tue pas », Cet acte anodin prouve une fois de plus que les agents du Ministère chargé de ce dossier ont été intentionnellement complaisants, corrompus, faussaires et ont induit en erreur toute la hiérarchie de l’administration territoriale jusqu’au plus haute autorité de l’État. Enfin, nous tenons également à préciser que dans les documents que nous détenons pour notre rédaction, tous les rapports des autorités administratives du département du Batha ainsi que le Gouverneur, font tous mention d’une création d’un nouveau canton Nawala et non une réhabilitation.

Les faits sont têtus. Cette erreur grossière doit être réparée pour sauver l’image du Ministère. Comme le disent les anglais, WAIT AND SEE.

Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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  • Si l’État, incarnation juridique de la nation, décide, c’est dans l’intérêt des populations, à long terme.

    Commentaire par Akram Alhour le 20 février 2019 à 13 h 08 min