Pour avoir déposé une requête en annulation d’une décision administrative unilatérale, les personnes désignées par ladite communauté ont été arrêtées injustement. Youssouf Saleh, Allamine Dogo, Kaidallah Idriss et Hassan Abouna sont les personnes arrêtées arbitrairement par le sous-préfet de Amdjamena Bilala depuis mercredi dernier. Dans une pétition signée le 14 mai dernier à la sous-préfecture Amdjamena-Billala, daitri, région de Batha, 56 chefs de village qui constituent le Canton de Mangâ, réfutent à l’unanimité la nomination de Moussa Abdoulaye Hissein, érigé par le décret N° 1189/PR/PM/MATSPGL/2018 du 30 avril dernier.

 

Un autre communiqué rendu public, cette fois-ci signé par le Khalifa de Mangâ à N’Djamena, Mahamat Ousmane, indique que «  ce dernier qui est non seulement originaire de Mangâ, mais aussi n’a aucune lignée qui le rattache à cette localité, ne peut par conséquent prétendre être notre chef coutumier ». Évoque le communiqué.

 

Saluant d’avance la création du cantonnât, le communiqué précise en outre que les ressortissants de Mangâ, n’ont pas et ne peuvent en aucun cas refuser ce découpage administratif, mais plutôt le choix de Moussa Abdoulaye Hissein. Soucieux « de préserver la cohésion sociale et le vivre ensemble qui ont toujours prévalu parmi nos communautés » évoque le communiqué, que cela « ne peuvent être effrité au détriment des quelques individus malintentionnés non originaires de notre localité » justifie Ousmane. En somme, la communauté Mangâ exhorte les autorités administratives d’annuler purement et simplement la nomination de cet infiltré. Au demeurant, la communauté Mangâ souhaite que les sages et notables de la localité soient consultés aux fins d’éclairer la lanterne des autorités administratives, ce qui éviterait tout malentendu susceptible d’entacher la bonne marche d’un projet, aussi noble soit-il.

 

Ce cas à titre d’exemple ne fait que créer de l’injustice au sein des communautés, qui bien avant l’arrivée du MPS au pouvoir, vivaient en parfaite harmonie. Le de diviser pour mieux régner qu’instaure certaines administrations par méconnaissance ou médisance mène directement vers des mécontentements de ces mêmes personnes, qui iront se soulever contre l’administration qui les oppresse. Dans ce cas précis, la sagesse des ressortissants de Mangâ appelle à ce que l’administration reconsidère ses fautes pour permettre à cette communauté de vivre en parfaite harmonie avec les siens. Mais une injustice laisse toujours des traces, et celles qui sont zébrées finissent par revenir comme par effet de boomerang.

 

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Tchadanthropus-tribune

 

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