La peur commence à changer de camp.

Samedi 13 février 2021, le peuple tchadien avait posé de vrais actes de revendications populaires. Le consensus d’actions républicaines pour le progrès avec d’autres forces vives a organisé une manifestation de marche pacifique dénommée la marche du peuple dans plusieurs arrondissements de N’Djamena.

Lors de cette marche interdite par le gouvernement, plusieurs manifestants ont été arrêtés et quelques blessés ont été aussi enregistrés.

Des citoyens ont répondu spontanément à l’appel de la marche du peuple dans plusieurs quartiers de la capitale tchadienne. Cette marche initiée par le consensus d’actions républicaines pour le progrès regroupe des partis politiques et des organisations de la société civile.

Au cours de cette marche interdite, plusieurs manifestants ont été arrêtés et d’autres blessés par les projectiles tirés par la police.

Ce lundi 15 février 2021, plusieurs marches pacifiques vont être organisées conjointement à N’Djamena et Paris. Ces marches devraient pour la 1re fois regrouper plusieurs organisations de la société civile, de l’opposition démocratique, des divers syndicats et des forces vives à N’Djamena, tandis qu’à Paris la diaspora organise une manifestation devant l’Assemblée française pour attirer l’attention des députés français sur le support des autorités politiques françaises à la dictature et l’injustice qui prévaut au Tchad. Pour la énième fois, la diaspora va au-devant de l’Assemblée française pour plaider la nature du régime qui est au Tchad, et qui n’a rien de démocratique.

Pour la manifestation de samedi dernier à N’Djamena, Me Max Loalngar, président de la ligue tchadienne des droits de l’homme, trouve que le bilan de la marche est positif. Il a dit que les troubles et les agressions sont à l’actif de la police. Cette marche a un caractère pacifique et c’est la réaction musclée de la police qui a conduit aux troubles dans certains endroits. Tout en déplorant l’arrestation des manifestants, Me Max indique que son organisation va se porter partie civile dans cette affaire devant la justice.

Aujourd’hui plus que tout, la marche pacifique continue, soyons nombreux pour revendiquer nos droits à la vie, à l’éducation, à la bonne gouvernance, à la santé, aux droits et à la justice.

Tchadanthropus-tribune

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