Une situation d’urgence a été déclarée au Tchad suite à des inondations qui ont touché 18 des 23 provinces de ce pays d’Afrique centrale, a alerté jeudi 17 novembre, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui redoute, désormais, l’apparition de cas de paludisme et de choléra, entre autres maladies.

Selon l’OMS, les pluies diluviennes et la crue annuelle des fleuves Chari et Logone ont entrainé des inondations ayant fortement affecté les populations et « sur les 23 provinces que compte le Tchad, 18 ont été touchées par ces inondations ».

L’agence l’onusienne a constaté que des milliers d’hectares de culture ont été détruits, du cheptel emporté et de nombreux habitants ont été obligés de partir de chez eux, forcés par la montée des eaux.

Dans la capitale du pays, N’Djamena, « un quart de la ville a été submergé par les eaux », a souligné le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) ajoutant que « près de 150 000 personnes déplacées par les pluies se retrouvent dans des centres d’accueil collectifs identifiés par les autorités » tchadiennes.

D’après l’Ocha, plus de 1 million de personnes, soit plus de 200 000 ménages, sont affectées par les inondations dans 18 de 23 provinces du Tchad.

« Cette situation est de nature à engendrer de nombreuses maladies, de potentielles épidémies et peut occasionner des ruptures de soins pour les malades chroniques », a mis en garde l’agence sanitaire mondiale de l’ONU.

Les inondations cette année au Tchad sont consécutives à la fois aux précipitations abondantes qui sont enregistrées à travers le pays, et au débordement des cours d’eau et à la rupture de digues selon les autorités tchadiennes.

Les provinces les plus touchées sont le Mayo Kebbi Est, le Logone Occidental, la Tangilé et le Mandoul selon le ministère de l’Intérieur.

Les inondations ont provoqué d’importants dégâts matériels causant la destruction totale ou partielle d’habitations, de voies de communication (routes, ponts etc.) et de champs de cultures dans les zones affectées.

Le manque d’infrastructures adéquates pour la canalisation de l’eau contribue également au fait que même dans les villes les plus importantes comme N’Djamena, des quartiers entiers sont submergés par les eaux, plaçant la capitale parmi les zones ayant le plus grand nombre des personnes affectées.

Le président de la Transition avait déclaré l’état d’urgence, le 19 octobre et a appelé les organisations humanitaires et les partenaires du Tchad à aider le gouvernement dans ses efforts de réponses aux besoins des personnes sinistrées à sortir.

Tchadanthropus-tribune

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