Le Tchad compte organiser en fin d’année un dialogue national. Lors de l’atelier sur le rôle et les missions des médias dans le processus du dialogue national inclusif organisé par la Haute autorité des médias et de l’audiovisuel (HAMA) du 25 au 26 août, le père Ludovic Lado, Directeur général du CEFOD a fait une communication sur le thème : “Les vertus du dialogue”.

Pour le Directeur général du CEFOD, Ludovic Lado, les différentes initiatives de dialogue au Tchad ont échoué parce qu’“on parle beaucoup mais on ne dialogue pas“. Il souligne pourtant que le dialogue est nécessaire. Car, “Quand on ne débat pas, on se bat”. Il invite donc à ne pas se lasser de dialoguer.

Ludovic Lado a énuméré cinq conditions d’un vrai dialogue.

Au moins deux personnes : pour le DG du CEFOD, pour dialoguer, il faut nécessairement plusieurs personnes, sinon ce serait un monologue. C’est pourquoi, relève-t-il, il faut que toutes les sensibilités de la société soient représentées.

Un sujet de dialogue : l’intervenant a souligné qu’on part au dialogue pour discuter d’un sujet. Il faut donc qu’il soit clairement défini.

Liberté de parole : Ludovic Lado a indiqué que pour un dialogue sincère, il faut que les participants puissent s’exprimer librement. Ainsi, recommande-t-il, on part justement au dialogue parce qu’il y a des désaccords mais que ces désaccords ne conduisent pas à l’inimitié.

Pour lui, on peut être “des adversaires politiques mais des amis sociaux“. Il résume donc que le dialogue n’est possible que dans un contexte démocratique.

Ascèse de l’écoute : pour l’orateur, il est plus facile de parler que d’écouter. Mais, note-t-il, on ne peut dialoguer sans écouter. C’est pourquoi, il invite à “se faire violence” pour écouter l’autre, “même s’il dit des choses qu’on ne veut pas entendre“.

Recherche commune de la vérité ou de l’intérêt commun : de l’avis du père Ludovic Lado, “c’est une perte de temps si on part au dialogue avec la ruse“. Il affirme que chacun a sa part de vérité mais, “c’est ensemble qu’on cherche la vérité“. Il précise que le dialogue est le meilleur rempart contre la violence. Car, “on dialogue pour vivre en frères et sœurs. Sinon on vit comme des animaux”.

Madjissembaye Ngarndinon

378 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article
Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire