Vuvuzela, perroquet national, crieur public, tam-tam du sénile. L’inamovible ministre de la Sécurité d’Idriss Déby a répliqué à tous les noms d’oiseaux qu’il avait portés à un temps ou un autre. Ce jour du 25 juillet dernier face à un incident qui s’est déroulé à l’aéroport Hassan Djamous, Vuvuzela est resté sage comme une image.

 

D’après les faits rapportés et recoupés par un de nos correspondants à N’Djamena, le ministre des Affaires étrangères Chérif Mahamat Zène a mal apprécié les placements protocolaires qui le plaçaient sur les rangs après le ministre de la Sécurité Ahamat Mahamat Bachir. Chérif Mahamat Zène aurait affirmé son mécontentement en des termes forts au protocole de l’état, en traitant le ministre de la Sécurité de voyou, “ Comment peut-on pour une telle cérémonie me placer derrière un voyou et captif comme Bachir “. La voix hautement perceptible serait arrivée aux oreilles du ministre de la Sécurité qui n’avait pas bronché. Bachir n’a pas pipé un mot, lui qui est connu pour sa voix aiguë et stridente envers les “ mercenaires “. La plupart des personnes présentes étaient étonnées de voir Bachir jouer la carte de la sagesse, ne cherchant même pas ou feignant ne pas entendre le ministre des Affaires étrangères.

 

Ceci étant dit, est-il possible et exemplaire pour un membre de gouvernement de se donner en spectacle de cette manière même s’il s’avère être dans ses droits ? Si les faits rapportés sont affirmatifs, quel exemple va-t-on donner aux générations à venir ?

Il est souvent approuvé qu’Idriss Déby se joue des égos pour créer des conflits et attiser la haine entre Tchadiens, mais face à ces cas détectés pourquoi devrons-nous tomber dans les pièges ? Des questions à méditer.

Tchadanthropus-tribune

2848 Vues

  • «Si les faits rapportés sont affirmatifs, quel exemple va-t-on donner aux générations à venir ?»
    Dans le cas espèce, il est, du devoir et de droit, de son Excellence le Président de la République du Tchad de mettre fin sans tarder au fonction de Ministre de celui qui insulte son collègue. La personne insulté doit être promis Ministre d’Etat pour son comportement. Le Service protocolaire doit être sanctionné d’il y a manquement avéré. Le Chef doit être sans état d’âme !

    Commentaire par Opinion et justice le 3 août 2018 à 6 h 47 min
  • Hiérarchiquement, le Ministre de l’Intérieur et celui de la Justice passe toujours avant le Ministre des Affaires étrangères. Après, c’est un choix du chef de l’état.

    Commentaire par Ordre protocolaire le 3 août 2018 à 16 h 59 min
  • Ordre protocolaire, merci pour l’information.

    Commentaire par Opinion et justice le 4 août 2018 à 9 h 11 min