Les lauréats professionnels de l’éducation, en instance d’intégration réitèrent leur engagement de quitter le pays en masse, si le gouvernement ne règle pas leur situation dans quelques jours. Pour ce faire, ils ont lancé, ce jeudi, 17 juin, une opération de collecte de visas. Leur intention de quitter le Tchad pour des pays où ils pourront valoriser leurs diplômes a amusé plus d’une personne mais ils sont déterminés à quitter si rien ne change en leur faveur, dans les jours qui suivent. Ce jeudi, 17 juin, les lauréats professionnels de l’éducation qui ont menacé, le dimanche 13 juin 2021, de partir en aventure dans les pays voisins, ont lancé une opération de collecte de visas, à l’école FDAR de Chagoua.

“Nous sommes abandonnés pendant 15 ans et quand on manifeste pour revendiquer notre droit on nous envoie des policiers pour nous matraquer.

Cette injustice sociale, nous la combattons jusqu’à notre dernier souffle…Les jeunes vont quitter ce pays parce qu’il n’y a rien à faire”, vocifère Nanga Thierry, le coordinateur de leur collectif, qui appelle par la même occasion, ses camarades à se préparer minutieusement. “S’il n’y a rien de bon, au courant de la semaine nous allons sortir”, annonce-t-il.

Selon lui, des correspondances sont déjà envoyées dans quelques ambassades pour des visas en vue de leur départ.

Quelques jours après la sortie des diplômés sans emploi qui menacent de quitter le pays en masse s’ils ne sont pas embauchés, voilà que le gouvernement ouvre la frontière N’Djamena-Kousseri.

J’espère que le message est passé ? Si quelqu’un veut partir, voyager, il est libre. C’est marcher qui est seulement interdit.

Tchadanthropus-tribune avec la presse locale

162 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article
Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire