On ne peut vouloir le dialogue et la paix, et procéder par des manigances de bas étage.

Il y a plusieurs compatriotes dont les passeports et les cartes d’Identité ont été bloqués par la direction de l’immigration et de l’investigation au Tchad.

Les cris SOS de nos compatriotes au Cameroun, au Nigéria, au Maroc, en Algérie, en Égypte, en France, en Arabie saoudite et ailleurs vient de se confirmer grâce à un message envoyé à un de nos compatriotes à Douala.

« Ton passeport a été bloqué au service immigration et investigation parce qu’on t’aurait vu avec des manifestants de Wakit Tama à N’Djamena », « Pourtant quand je suis parti m’enrôler j’avais payé les frais de passeport et de la carte d’identité », renchérit le pauvre compatriote.

Après investigation, la rédaction a pu interroger un commissaire de police à la direction générale de la police et un employé de l’immigration. Ce qu’ils affirment sous anonymat frise l’injustice, et pourtant le président du CMT Mahamat Idriss Déby prône le dialogue et la paix entre tchadiens.

Le commissaire X, « écoutez, nous avons reçu des instructions du ministre de la Sécurité afin de trier les Tchadiens en 3 branches.

1/les citoyens ordinaires,

2/les étudiants et les Tchadiens à l’étranger par catégorie (qui est pro régime MPS et qui le combat),

3/Les noms des hommes et femmes (Bornous, Haoussas et peuls) pour savoir qui sont les étrangers, et les présumés Boko-Haram.

L’employé Y, « Que voulez-vous qu’on dise, si on défend notre point de vue, ils vont nous muter aux archives, ici au moins on a notre Gombo ». La totale pour un régime qui se veut démocratique.

En vérité, l’information recueillie, notre source informe que cet excès de zèle ne vient pas de la présidence du CMT, moins encore du 1er ministre. Cette décision est l’apanage ultime de la direction des investigations sur les instructions du ministre de la Sécurité. Celui-là même qui fouinent son nez au sein de l’ANATS pour s’en mettre plein les poches.

Le passeport tchadien et la carte d’identité du Tchad n’appartiennent point à un régime politique. La constitution du Tchad autorise chaque tchadien de n’importe quel bord de l’obtenir et d’en définir sa nationalité sur papier. Mais au Tchad, les excès de zèle de certains, venus hier dans les malles du MPS en 1990, et que les actes de naissance sont établis par complaisance, à vouloir modifier le cours de l’histoire. Souvent ceux qui prennent ces genres de décisions n’ont rien de tchadien.

Remontons juste le temps par grands-parents interposé, et on soulèvera certainement la natte sur les urines.

Les compatriotes qui sont à l’étranger, étudiants, manifestants, diaspora active ont les mêmes droits que quiconque pour obtenir leurs documents de voyage et d’identité, et ce n’est pas le président de la transition ou les Tchadiens éclairés qui feront la contradiction.

Ce qui paraît plus qu’injuste, ce que parmi tous ces compatriotes, ils ont tous payé les frais de ce document partout où ils sont dans ce monde.

On ne construit pas un pays avec l’arrogance de toujours, et les excès de banditisme d’État. Ce qui frustre les Tchadiens depuis toujours est l’injustice et l’inégalité. Si aujourd’hui certains veulent ouvrir une nouvelle page dans ce pays, il y a plusieurs malfrats de la société qui veulent tirer le tapis sous le pied de la politique du CMT, du CTS et du CODNI.

Continuons ainsi, et le Tchad ira vers l’hécatombe.

Tchadanthropus-tribune

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