En France, une fuite des épreuves de mathématiques a fait lever l’opinion nationale, médias, corps enseignants, politique et surtout la justice qui doit dire le droit.

Comparaison n’est pas raison diton, mais le Tchad est bien une république qui a ses lois et ses règlements. Comment cela se fait-il que tous les sujets du BEPEC eussent fui, et connu des élèves en examen depuis des jours sans que le ministère de l’Éducation nationale ne daigne annuler les sujets et les remplacer automatiquement ? Pourquoi le procureur de la République n’a pas ouvert une enquête pour déterminer les origines de ces sabotages ?

Ici, il ne s’agit pas de prise de position des activistes, des opposants ou autres contradicteurs béants. Il s’agit de légiférer sur un sujet de base devant asseoir nos cadres de demain. Si notre pays doit être compétitif sur le plan international, il faudrait dès à présent reconstruire l’école, seul gage de niveau et de compétitivité face au monde.

Pourquoi le ministre de l’Éducation nationale n’a pas été questionné par les médias devant des faits avérés ?

Où est la police judiciaire qui devrait être instruite pour arrêter ces bandits qui vendent les sujets d’examens ?

De l’avis général, le problème est beaucoup plus grave que cela. Du BEPC au Baccalauréat, tous les sujets sont connus avant les examens sans que le ministère ne réagisse. Et cela est encore plus que grave. L’impunité observée jusqu’à là à divers niveaux du régime Déby pousse tout malfrat à profiter du système. Notre pays est entrain de perdre dès à présent la formation des cadres pour le futur. Un jeune élève qui triche, qui veut émerger par la facilité, ne sera point demain un cadre valeureux capable de défendre les intérêts de notre pays.

Si respect des lois il y a, le ministre de l’Éducation nationale (Aboubakar Assidick Tchoroma), son secrétaire d’État (Lamine Moustapha) et ses directeurs de services doivent être entendu, et laisser la police mener son enquête.

Le problème encore et encore c’est Idriss Déby, qui à chaque fois ment aux tchadiens, en promettant de ne pas laisser passer les bavures, mais abdique dès qu’il s’agit des siens, de ses amis, ou d’autres larbins.

Entre un président menteur, des fonctionnaires voleurs, le Tchad n’est pas sorti de l’ornière, sauf si un balai le dégage du pouvoir, et renvoi tous les Darfouris qui sont venus avec lui au Darfour.

Tchadanthropus-tribune   

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