Le Tchad dispose désormais d’un système national d’état civil, a annoncé son ministre de l’Administration du territoire et de la Gouvernance locale, Bachar Ali Souleyman, “Au Tchad aujourd’hui, le système d’état civil souffre d’insuffisances et de dysfonctionnements qui le rendent peu performant. Au regard de cette situation, le gouvernement a entrepris de mettre en œuvre les recommandations des ministres africains en charge de l’état civil et de la statistique portant notamment sur la conduite d’évaluation exhaustive des systèmes d’état civil nationaux assortie du plan d’amélioration durable”. Le rapport issu de cette évaluation menée sur le terrain durant vingt jours, a mis en exergue les forces et les faiblesses du système actuel et a proposé, à travers un plan d’amélioration, des pistes de solution à mettre en œuvre.

Au Tchad, 12 % seulement des enfants âgés de moins de cinq ans ont été déclarés à l’état civil entre 2014 et 2015. Les taux d’enregistrement des naissances restent très faibles et le sont davantage dans les zones rurales. Par exemple, dans la région du Batha, au centre du pays, le taux d’enregistrement des enfants de moins de cinq ans est de moins de 5 %.

Si tout cela est beau à voir et entendre, une chose taraude l’esprit de tout patriote tchadien. Que fera-t-on des Soudanais qui infestent notre administration ? Ceux qui se font passer pour des Tchadiens mieux que ceux qui ont des ancêtres identifiés dans ce pays ? Les autorités en charge de cela doivent ouvrir les yeux et poser le problème sur la place publique. Nos compatriotes ne doivent plus se taire face à leurs droits, sinon l’usurpation continuera jusqu’à nos moelles épinières. Il y a eu des Dembélé, des Diakité, des Marwan, dont les arrières parents ont immigré dans notre pays, les générations d’après ont obtenu leurs actes de naissance sur place. Mais voir un soudanais venu en 1990 dans les bagages d’un mouvement politico militaire (MPS), et se sursoir au Tchadien est plus que choquant… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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