Comme plusieurs indicateurs, le dernier communiqué de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à N’Djamena vient mettre le Level bien en place sur la situation des droits de l’homme au Tchad et les comportements antidémocratiques du régime d’Idriss Déby. Il faut le dire sans un hoquet, que la situation politique du Tchad est scrutée avec une attention particulière depuis un moment, et la dernière visite de l’ami Le Drian marque un pas dans le blanc-seing accordé à la dictature en place.

Avant les bévues à l’encontre des transformateurs, plusieurs faits et constats ont observé au niveau de la coopération entre l’hexagone et le pouvoir de N’Djamena.

Il en ressort avec pertinence que les chevaux de monture d’Idriss Déby sur l’accent sécuritaire s’en trouvent démonté. Le G5 sonne comme un échec de point de vue leitmotiv de lutte contre le terrorisme au Sahel, et la perception de la donne est plus que réelle avec les dernières offensives de Boko Haram dans les régions du Lac-Tchad, des groupes terroristes au Mali et au Burkina Faso. Tout comme la mise en place de Barkane qui n’opère pas en plein régime si ce n’est-ce de protéger des régimes dictatoriaux.

Plus profond encore, le constat est fait sur l’image de la France auprès des populations locales, une image complètement écornée par les prises de positions d’une certaine autorité, mais toujours attribuée à la France qui soutient des régimes qui briment leur population.

Si Le Drian avait un message plus que clair concernant les élections législatives au Tchad, un conseil de désignation d’un dauphin avait circulé – La France est inquiète de l’état de santé d’Idriss Déby, et veut sécuriser les appareils diton – mais le maitre des lieux ne veut pas entendre l’évocation du second sujet. Les langues qui se délient et laissent entendre la perception des tensions au sein même du clan. Quid de Daoussa Déby, Abbas Mahamat Tolli, même des neveux sans aucune connaissance des choses politique se repositionnement pour soi-disant garantir les acquis du clan.

Si la France fait passer son message avec tact et minutie, le rugissement observé vient de Donald Trump à travers son ambassade à N’Djamena.

Toutes les chancelleries sur place dans la capitale tchadienne avaient observé avec amertume la brutalité réservée au leader des transformateurs Succès Masra que le régime Déby veut empêcher coûte que coûte à mettre en place son parti politique.

À lire le communiqué de l’ambassade américaine, les termes sont presque directs et sonnent comme une mise en garde. En clair, le peuple tchadien doit aspirer à plus de démocratie et de liberté. Les temps à venir sauront verser leur vérité, mais quoiqu’il advienne Idriss Déby doit comprendre que l’état de grâce est terminé… À suivre.

Tchadanthropus-tribune

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