Il a fallu près de deux ans de négociations, des pressions du FMI et des grandes puissances, pour que les créanciers privés du Tchad, dont Glencore, acceptent enfin d’assouplir leur position. Le négociant suisse, plus gros des créanciers privés, détient près d’un tiers de la dette extérieure du Tchad. Une dette contractée durant les années 2013 et 2014 au rythme des accords dit « pétrole contre argent ».

Si les détails de l’accord passé entre Ndjamena et l’ensemble de ses créanciers ne sont pas encore connus, une source citée par l’agence de presse Reuters évoque un rééchelonnement important qui sera effectué en 2024, c’est-à-dire la dernière année où Ndjamena recevra l’assistance financière du FMI.

Bonne nouvelle

Cet accord est une bonne nouvelle pour le Tchad, c’en est aussi une pour le G20 dont le mécanisme commun de traitement de la dette des pays pauvres peinait à se concrétiser. Les deux autres pays africains qui avaient demandé à en bénéficier dès 2020, l’Éthiopie et la Zambie attendent toujours des résultats.

Pékin et le multilatéralisme

Ce mécanisme a aussi le mérite de faire entrer Pékin dans le multilatéralisme. La Chine qui jusqu’alors refusait de négocier au sein d’instances rassemblant divers créanciers, se voyait taxer d’égoïsme par les pays occidentaux.

À écouter aussi: Dette: le Tchad, cas d’école pour la communauté internationale.

RFI

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