L’organisation Grand Cœur est devenue un tremplin pour les nominations. A vue fondamentale, la création de cette organisation est louable. Dans ses œuvres cette organisation intervient en faveur des couches sociales les plus vulnérables, en leur apportant des dons de différentes natures. Il est aussi vrai qu’elle assiste certaines personnes malades démunies en prenant en charge la totalité des soins. Si son objectif premier est de combattre la précarité, il est un secret pour personne que les moyens utilisés par cette organisation pour ses activités sont let demeurent es moyens de l’État. Aucune levée de fond, aucun don reconnu au niveau national et international ne vient dissocier la nature financière. L’argent provient de l’arraisonnement de nos régies financières, et les ressources humaines sont les cadres de la république.

Le hic n’est pas tant dans les activités de cette organisation caritative, là encore le bris du cœur est léger. On constate avec amertume que les membres qui font partie de ce grand cœur le font avec un calcul hypocrite. Pour la plupart, ils sont tous soit des anciens ministres, des anciens conseillers, soit des responsables des organes publics. Tous se bousculent pour être au 1er rang quand il y a une cérémonie. Tous font l’impossible pour être vus à la télévision d’état, et plaire à la 1ère dame et Idriss Déby. En plus, sans aucune vergogne, ils s’affichent avec zèle, servant cette structure. Certains plus mesquins d’esprits objectent l’intimidation pour affirmer le clientélisme. Il faut être vu en haut lieu et proposer un des siens à un poste juteux de la république, où dans l’administration.

Pour bénéficier d’une promotion, il faut être membre de ce cœur malade à divers calcul. Il faut de surcroit faire l’allégeance au couple présidentiel, pour réussir sa vie. C’est ce que font les membres du Grand Cœur pour ne pas se faire oublier.

Aujourd’hui ils pullulent partout dans l’administration. Du gouvernement de la 4ème république jusque dans les instances techniques. Par le biais de Grand Cœur, on nomme sur et par instruction des personnes ayant assez souvent des faux diplômes, incompétents, et à mille lieues du profil requis. Alors que les cadres compétents qui attendent juste d’être intégrés attendent encore.

Si tu ne suis pas les traces de ceux qui aujourd’hui jurent par le grand cœur, alors l’ami, tu vas broyer du noir.

Jadis nos compatriotes-cadres et autres savaient tenir à leurs dignités. Ils savaient suivre leurs principes basés sur l’intégrité et le travail. Pourtant, nos ainés, ceux qui ont fait le Tchad qu’une certaine génération avait hérité, n’avaient que le CEP, ou le brevet. Aujourd’hui, certains qui ont le doctorat deviennent les plus rapaces, les vrais vautours, des grands voleurs que la république vomit. Il est vraiment dommage que les cadres d’aujourd’hui pour la plupart aient perdu toute personnalité. Ils se livrent à cette bassesse pour demain bénéficier d’une promotion, oubliant que le destin de chacun d’entre nous est tracé divinement.

N’est-ce pas le ministre conseiller à la présidence Nourradine Delwa Kassiré Koumakoye qui a fait évoluer cette formule “ Une chèvre broute là où elle est attachée “. Broutez en attendant les couleuvres de la honte venir vous éclaboussez…

Tchadanthropus-tribune

2323 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article