Au lendemain de la mort, le 10 mai, de deux soldats français au Burkina Faso, Jean-Yves le Drian n’a pas eu de mots assez forts pour critiquer la conduite des deux otages français initialement enlevés au Bénin. Or le nord-est de ce pays où ces derniers ont été enlevés était jusqu’à présent colorisé en jaune, soit un simple appel à une “vigilance renforcée” et non une “interdiction formelle” de séjourner dans cette zone. La couleur rouge n’a été apposée dans cette région – mais aussi au nord du Togo – qu’au lendemain du 10 mai (voir ICI). La carte régulièrement actualisée du Quai d’Orsay fait par ailleurs apparaître plusieurs capitales en orange alors que celles-ci, à l’instar de Ouagadougou, Abidjan ou encore N’Djamena, ont pourtant déjà été ciblées par des groupes djihadistes et des attaques terroristes. Autre curiosité, cette carte ne place pas en rouge les deux régions anglophones du Cameroun.

Tchadanthropus-tribune avec La Lettre du Continent

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  • Moi j’ai toujours pensé que ces analyses du quai sont partiales et complaisantes et purement politiques. Il ya des pays qui sont toujours en rouge alors que des efforts substantiels ont été fait en matière de sécurité. Il y a d’autres stables avant mais dont la situation sécuritaire est de nos jours fortement dégradée mais continue d’avoir la faveur de ces analyste

    Commentaire par Michel le 21 mai 2019 à 13 h 19 min