Tous les problèmes qui jaillissent subitement à N’Djamena et en province sont spécifiquement pensés. Les raisons sont très simples, faire tout pour saboter le processus de dialogue inclusif en y installant l’insécurité totale, et procéder par l’élimination des personnalités politiques et militaires.

Le rôle primordial a été dévolu aux Toros-Boros qui depuis 1990 ont investi tous les arcanes de l’administration civile, militaire et sociétale. Les Toros-Boros, ces supplétifs soudanais n’ont aucune attache sérieuse avec l’ensemble des couches tchadiennes en dehors des liens de cousinage avec certains de nos frères aux frontières Tchad/Soudan.

Ce rôle dévolu aux Toros-Boros est sciemment voulu à cause de leur sentiment anti national, et leur prise en otage de tous les arcanes de l’État.

Ceux qui ont approché le président de la transition expliquent clairement la sincérité de ses approches, et sa volonté équivoque à vouloir réconcilier les Tchadiens. Il est dans la dynamique évidente d’aller de l’avant avec le concours de certains compatriotes au sein du CTS et du CODNI, et certains membres du gouvernement.

Mais il y a des brebis galeuses qui n’acceptent pas cette démarche, parce qu’ils ont existé pendant tout le règne d’Idriss Déby à faire du surplace en occupant des postes administratifs et militaires, alors que des Tchadiens méritants rasent les murs.

Pourquoi, pendant des années, des diplômés écument les rues au Tchad alors que leur mérite n’est pas reconnu ?

Pourquoi pendant des années, il y a une exclusion claire des Tchadiens de la gestion du pays et on fait place aux parents, cousins, et ceux de la communauté.

Le refus de retour des Tchadiens de l’extérieur (exilé diplômé, personnes issues des associations, politico-militaires, etc.) est voulu par certains compatriotes qui pensent avoir usurpé un poste, une situation et qui voient au retour des Tchadiens qualifiés un danger permanent.

Les Toros-Boros sont quasi unanimes de ne pas accepter le retour des Tchadiens et leur union dans une réconciliation d’ensemble, parce que si les Tchadiens sont tous unis, il rejaillira un sentiment patriotique qui va les exclure définitivement du 1 284 000 km2. À ce sujet, tous les compatriotes sont conscients, y compris le président de la transition, et certains membres du CMT.

Tous les membres du CMT ne sont pas sur la même fréquence pour ce dialogue, et certains membres bien identifiés concourent par leurs comportements à naviguer à contre-courant en sensibilisant leur communauté à installer l’insécurité pour saboter le travail du dialogue inclusif.

Il faut que chaque tchadien comprenne, que le dialogue, la réconciliation et la paix soient les seules alternatives pour aller de l’avant et promouvoir la démocratie et le développement du Tchad.

Depuis 31 ans de gouvernance, le régime d’Idriss Déby a fait encrer aux diverses communautés tchadiennes d’exister par leur propre composante. Il a fait exclure toute entité d’équité, de justice et des respects de loi. La notion d’autorité de l’État a disparu pour laisser place aux chefs de tribus, de chefs de bandits, qui opèrent en toute liberté contre les autres tchadiens mettant la justice au pilori, en menaçant les uns et les autres.

Cette méthode a beaucoup servi à tout bandit qui commet un acte illicite pour aller après se réfugier au sein de sa communauté, toutes entités confondues. De cette manière les autres couvrent un des siens au détriment de la logique et la justice, pourtant certains se disent musulmans de fait, croient en Dieu, mais hypocritement n’arrivent à avoir le courage de dénoncer l’injustice. Est-ce que les règles sociales établies sont plus importantes que le jugement dernier ? À méditer…

D’où qu’on vienne, c’est par la justice que va éclore le prolongement d’une vie en société, rien d’autre.

Pourquoi on n’évacue pas les maisons d’autrui?

Ceux qui occupent des maisons qui ne les appartiennent pas doivent savoir que c’est la politique du pouvoir Déby qui leur a permis de poser cette injustice. La politique du vainqueur est toujours celle qui prévaut, mais ce qu’ils oublient, ils peuvent faire toutes les magouilles possibles avec les services de cadastres, mais ces maisons et terrains reviendront dans un régime juste aux vrais propriétaires. Pendant 3 décennies, des gens ont occupé par la force de leurs armes, des biens et conquise unilatéralement ce qui appartient à d’autres Tchadiens, maintenant avec la politique du dialogue inclusif il est question de restituer ces biens à leurs propriétaires, et certains refusent indélicatement de se conformer. Le travail du CTS (comité technique spécial) est sabordé par ceux-là qui accusent et insultent.

D’après nos correspondants au Tchad, plusieurs usurpateurs de maisons d’autrui s’organisent en petite assemblée pour dire qu’ils ne quitteront pas des maisons qu’ils ont occupées depuis 10, 15, voir 20 ou 30 ans.

En se comportant ainsi, ces gens sabordent le travail des Tchadiens inscrit pour le dialogue, la réconciliation et la paix.

Aujourd’hui, qu’on le veuille ou pas, le dialogue et la paix à un nom et une volonté, qui est le reste des Tchadiens contre les Toros-Boros.

Nos compatriotes du nord au sud, de l’est à l’ouest doivent saisir la main du dialogue de manière sincère et juste, et bouter hors du Tchad toute adversité qui veut se mettre contre l’union des Tchadiens toute composante incluse.

Les ennemis de la paix doivent être combattus sans aucune compromission. La lutte du peuple tchadien continuera jusqu’à l’aboutissement d’un vrai état et d’une vraie démocratie.

Tchadanthropus-tribune

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