Note un score du Tchad sur l’Indice de capital humain 2020 de la Banque mondiale (ICH) le plus bas au monde à 0,30. « Ce score implique qu’un enfant né aujourd’hui au Tchad ne peut espérer atteindre que 30% de son potentiel productif au cours de sa vie en raison d’une éducation inadéquate et de problèmes de santé », déplore la Banque mondiale.

Le système de santé souffre de problèmes au niveau de l’accès et de la qualité. « Les taux de fréquentation et d’achèvement sont faibles ; les écoles ne sont pas équitablement réparties dans tout le pays ; et il y a de grandes disparités dans l’accès à l’enseignement primaire et secondaire selon le sexe, la zone de résidence et le niveau de revenu du ménage », poursuit le rapport.

Bien que des améliorations aient été observées dans certains indicateurs de santé, admet le document, tels que les taux de mortalité maternelle et des moins de 5 ans, les résultats sanitaires restent généralement médiocres, reflétant, « un accès limité à des soins de qualité ».

Le Tchad ne compte que 0,4 médecin pour 10.000 habitants, bien en deçà de la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1 médecin pour 10.000 habitants.

On estime aussi que 80% de tous les décès de nouveau-nés pourraient être évités grâce à la présence d’un professionnel de santé qualifié.

Le taux d’électrification nationale est de 11,8% pour les ménages non pauvres et de 1,4% pour ceux pauvres. 22,5% des ménages pauvres de N’Djamena qui sont connectés au réseau électrique font face à des pannes de courant récurrentes. « Dans les enquêtes nationales, environ 75,5% des ménages ayant accès à l’électricité déclarent avoir subi une panne de courant au cours des sept jours précédents », renseigne le rapport.

A l’échelle nationale, la durée moyenne d’une panne de courant est de 4,5 jours, et une moyenne de 1,89 panne se produit par jour. Ce document de 184 établit que l’approvisionnement en électricité est particulièrement peu fiable dans les zones urbaines en dehors de la capitale, « où tous les ménages pauvres déclarent avoir subi des pannes de courant ».

Un accès peu fiable à l’électricité limite les opportunités de génération de revenus et oblige les ménages à utiliser des combustibles de cuisson dangereux qui entravent les efforts visant à améliorer les conditions de vie, alerte la Banque mondiale.

Disparités en possession d’actifs modernes

« Le taux de possession des actifs modernes, y compris les ordinateurs, les générateurs, les réfrigérateurs, les ventilateurs et les téléviseurs, est extrêmement faible parmi les ménages pauvres », fait remarquer le document.

En termes d’actifs de transport, les ménages pauvres sont plus susceptibles de posséder des vélos, et les ménages non pauvres, des motos. Les téléphones portables sont parmi les actifs les plus populaires des ménages : 42% des ménages pauvres dans les zones rurales et 91% des ménages pauvres à N’Djamena déclarent posséder cet outil de communication.

Tchadanthropus-tribune

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