Selon nos sources, le ministre actuel des infrastructures demande une dérogation exceptionnelle pour faire des travaux d’aménagement des routes vers les régions de l’Est, et la voirie urbaine de la ville d’Amdjaress.

Pourtant dans toutes les communications assorties du gouvernement d’Idriss Déby on met en avant la crise financière, et que le pays n’a pas d’argent.

Alors où va-t-on trouver les milliards de FCFA (voir documents joints), en plus des frais d’études (en plusieurs milliards FCFA), confiés à des bureaux d’étude (Technoroute, SENORT & CCS Sahel Consulting). Un total de plusieurs milliards de FCFA au chiffre arrondit.

Tout cela au moment où les revendications syndicales sur des aspects alimentaires, humanitaires et sociales, de toutes les couches de fonctionnaires sont plus profondes ?

S’il faut considérer que les routes sont essentielles pour le pays dans les régions énumérées, l’aménagement de la voirie urbaine de la bourgade d’Amdjaress ville de moindre agglomération, interroge au moment où rien que l’inondation de la ville de N’Djamena n’est pas résolue.

En termes de densité d’habitation, Amdjaress requiert combien de personnes par surface habitable ? Pourquoi accepte-t-on d’assoir une félonie pareille ? Pourquoi veuille-t-on assoir toujours des faits à deux vitesses ? N’Djamena pleure des familles à la rue à cause d’une inondation avec des conséquences sociales sans précédent, et comble de fait, on privilégie une bourgade qui n’a presque personne pour faire des travaux. Cela est injuste et défait les priorités dans ce pays.

Tout cela obéit à des objectifs ciblés qui permet de faire profiter une gent de prédateurs tapis dans l’ombre comme Aboud Hachim le maire de la bourgade d’Amdjaress à qui une partie du marché est attribué, l’autre partie atterrit dans la société SNER du grand frère national Daoussa Déby alias bouffe tout.

Il faut relever que la plupart des appels d’offres ne respectent jamais les critères établis. Tout est négocié sous cape entre des bandes de copains et autres dérivés de clientélisme, nécessairement avec de grosses coupures de pots de vins au passage.

Le ministre des Infrastructures Ahamat Abakar Adjid demande une dérogation exceptionnelle pour la passation des marchés et contrats aux noms des entreprises énumérées. Sans doute le bakchich a déjà fait son affaire. C’est en faisant ainsi que certains dans ce régime se goinfrent à suffisance en passant par les mailles du filet. Que le pot-de-vin serve à certain de résoudre leur problème personnel de dette, même si cela doit être comptabilisé par le siphonage sanguin et les biens du peuple tchadien.

Tchadanthropus-tribune

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