Quand rien n’est plus au sérieux, on récolte ce qu’on sème. C’est simple et précis. Il n’y a qu’au Tchad où aucun pouvoir public ne se remet en question. Le problème de la montée des eaux n’a pas commencé qu’aujourd’hui. Ceux qui ont permis cette urbanisation sauvage le savent pertinemment que ceux qui habitent ces quartiers subiront tôt ou tard des ennuis, et nous voilà en plein dedans.

Ces populations déjà précaires se retrouvent à fond dans la merde, avec une montée des eaux qui délabrent leurs meubles et ce qui reste de leurs affaires personnelles. L’absence des pouvoirs municipaux est ahurissante, et rien n’est mis en place pour voler au secours de cette frange de la population en dehors des désolations quotidiennes.

C’est qui importe en ce moment avant qu’il ne soit trop tard avec des drames incommensurables et leurs cohortes de maladies, ce qu’il faut trouver des solutions intermédiaires de relogement de ces gens, et régler le problème dans son essence. L’intervention des génies militaires et civils pourra apaiser temporairement la situation avant une solution globale.

L’eau du Chari et du Logone pourrait être drainée vers des cultures en jachère afin d’arroser des milieux agraires que de gaspiller l’eau qui finira en eau sale sans aucune utilité plus tard.

Ailleurs, la montée des eaux de crue est de suite exploitée pour le bonheur des cultivateurs. Au Tchad, on s’en fout, Dieu est là pour voler au secours de la paresse individuelle et collective.

Fatalité quand tu nous tiens…

Tchadanthropus-tribune  

 

« Montée des eaux de crue “Si nous devions dépasser les 8,5 mètres, là, la situation risque d’être vraiment très compliquée.” Florence Sylvestre, paléoclimatologue, directrice de recherche à l’IRD l’Institut de Recherche et Développement (IRD) #Tchad 🇹🇩 #adjib »

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