Trois semaines après sa visite à la maison d’arrêt de N’Djamena où il a déploré le surnombre de la population carcérale dû à la lenteur judiciaire. Quelques jours après sa rencontre avec les officiers de police judiciaire, le ministre tchadien de la Justice a rencontré le week-end dernier à N’Djamena les magistrats. Au centre des préoccupations du professeur Ahmat Mahamat Hassan et ses collaborateurs, la bonne marche du travail dans la collaboration stricte, le respect de l’éthique et de la déontologie du métier de la magistrature. Il constate que la justice est malade, corrompue et a besoin de médicament de préférence, d’une chirurgie. Il se dit choqué que les usagers en plus de la lenteur qu’ils constatent dans le rendu des jugements, trouvent que la justice est aussi corrompue jusqu’à la moelle. Le professeur Ahmat Mahamat Hassan déplore que la justice soit en rupture de confiance totale avec les justiciables, qu’elle soit un lieu ou des décisions injustes sont rendues contre les pauvres au profit des riches. Ahmat Mahamat Hassan dénonce une mauvaise habitude qui s’est développée entre le personnel judiciaire et les intermédiaires pénalisant les prévenus qui attendent d’être situés sur leur sort. “On explique que des dossiers ont disparu, cela doit s’arrêter”, a-t-il continué. La réaction des magistrats ne s’est fait pas attendre. Pour certains, ce sont des nominations fantaisistes des magistrats non qualifiés à des postes de responsabilités qui ternissent l’image de la justice tchadienne. Conscient de cette situation, le garde des Sceaux Ahmat Mahamat Hassan a promis de plaider le sort du corps de la magistrature auprès des hautes autorités de la république.

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