Guenangbei Oueiri Bertrand, le porte-parole du parti politique réformiste (PR) affirme à la presse que le policier qui a brutalisé le président de son parti lors d’une manifestation, a été auditionné par la DNRJ (direction nationale de la recherche judiciaire).

Mahamat Abbas, policier de son état, serait entendu par la DNRJ. Le but est de comprendre s’il y a eu brutalité sur la personne d’un président de parti politique pleinement dans ses droits à manifester pour exprimer une position.

Ce qui étonne les Tchadiens est le canal de communication qui semble tout à fait pour la consommation, et faire comprendre qu’on est dans un état de droit.

Qu’on dénombre les policiers qui brutalisent tous les manifestants, et que la DNRJ ouvre une enquête pour déterminer s’il y a outrage sur les citoyens qui expriment un point de vue, tout à fait en adéquation avec la démocratie déclamée.

Est un leurre? Ou une tromperie?

Juste pour appâter certains projecteurs qui épient le système.

Si réellement les méthodes s’étendent sur tous les policiers sans distinction aucune, et on punit tous ceux qui dépassent les limites du tolérable, les zélés qui viennent pour la casse, alors on pourrait dire qu’il y a des choses qui évoluent.

Sinon, l’exemple s’arrêterait à ce pauvre policier Mahamat Abbas, sachant que d’autres font pire, mais passent volontairement les mailles du filet.

C’est le cas de ce Haschim Haroun Déby qui défie la justice et refuse de se présenter aux convocations.

N’est-ce pas le policier Mahamat Abbas affirme avoir remis le président du parti réformiste Yacine Abderaman Sakine au commissaire Haschim Haroun Déby ?

Si ce dernier ne veut pas répondre à la justice d’un pays, chercher à comprendre qui le protège et défie l’État. C’est toutes ces formes d’injustice sociale qui créent des frustrations profondes entre citoyens.

Soyons justes, et ne frustrons pas nos compatriotes.

Tchadanthropus-tribune

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