Le nouveau représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la Libye, le sénégalais Abdulaye Bathily, a pris officiellement ses fonctions le 29 septembre dernier selon un communiqué de l’ONU. Il a inauguré sa mission en visitant la délégation libyenne à New-York. Tripoli était réticente à sa nomination avant de saluer le premier envoyé africain sur ce dossier. Bathily a également entamé une série de réunions avec des hauts responsables onusiens et des représentants des États membres impliqués en Libye. Il est désormais attendu à Tripoli ; comme ses prédécesseurs, sa mission s’annonce difficile et très sensible.

L’arrivée de l’envoyé spécial Abdulaye Bathily à Tripoli s’annonce compliquée et délicate. Son poste était resté vacant pendant plus de dix-huit mois après la démission de Jan Kobis, faute d’entente au Conseil de sécurité sur un nouveau candidat. En attendant, la situation en Libye s’est dégradée à tous les niveaux, sécuritaire et politique. Le processus politique, initié en 2020 à Berlin, semble déjà loin et il n’y a plus de feuille de route. Les élections prévues en décembre 2021 n’ont pas eu lieu.

Espoir perdu

À leur place, deux gouvernements se sont installés, accentuant les divisions. Quant aux affrontements entre milices, ils sont de plus en plus fréquents, et ce sont les civils qui paient toujours le plus lourd tribut. Depuis l’échec de l’organisation des élections générales en décembre dernier, la situation a connu un retour à la case départ et les libyens ont perdu espoir.

Recommencer à zéro

Abdulaye Bathily, cet éminent diplomate, doit donc tout recommencer à zéro. Les parties au pouvoir campent chacune sur leur position et la situation stagne. Pour marquer sa différence avec son prédécesseur, la Manul a annoncé que Bathily travaillera désormais à partir de Tripoli.

Tchadanthropus-tribune avec RFI

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