De sources dignes de foi, le secrétaire général de la mairie de Moundou et la maire, dernièrement compromis dans une grande opération de corruption et de détournement d’argent.

Selon nos sources, C’est bien un procureur véreux au nom de Brahim Ali Kola qui a décidé de libérer les deux lascars à la prime de retombée mercantile. L’histoire têtue indique que c’est pour les mêmes procédés que ledit procureur et le juge Abdelaziz Nangassingar sont passés devant le conseil supérieur de la magistrature. Tous les deux, décident de prendre une ordonnance en référée (décision d’urgence pour réhabiliter un fait par la justice) pour réhabiliter les accusés.

Pour ceux qui ont suivi l’affaire il y a quelques semaines, c’est grâce à une inspection de l’IGE que les deux cadres de la mairie de Moundou ont été pris la main dans le sac, et pourtant malgré les preuves plus qu’accablantes désignant ces deux personnes en fonction, le procureur de Moundou Brahim Ali Kola et le juge de la même circonscription Abdelaziz Nangassingar les ont libérés.

Brahim Ali Kola a ordonné en téléphonant personnellement à l’agence BCC de Moundou afin de vider le compte du SG de la mairie. La 1re tentative n’ayant pas abouti parce que le gestionnaire du compte n’avait pas accepté le procédé, c’est pourquoi le procureur a appelé pour instruire de vider le compte du SG, alors que la démarche est illégale dans les faits. Un procureur n’a pas le droit de demander de vider le compte d’un prisonnier dans ce cas de figure.

Toutefois, selon nos informations, 2,5 millions de FCFA ont été retirés du compte bancaire du secrétaire général de la mairie. Cette somme fut additionnée au 8 millions de FCFA déjà saisi. Les 10,5 millions ont permis de faire sortir ces voleurs de la république, et les réhabiliter dans leurs fonctions.

Voilà la justice tchadienne dans son caractère nauséabond, corruptible et abjecte.

 

Tchadanthropus-tribune

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