Dans sa livraison du 20 août 2017, numéro 177, le journal local Abba Garde, revue d’information de la place à Ndjamena au Tchad, a intitulé à la UNE «Provocation soudanaise »,concernant l’opposition politico-militaire dont la teneur relève d’un mensonge grossier cousu de fil blanc qui n’honore pas la réputation déjà entachée de ce journal qui est amorce de plus en plus un virage dangereux à travers des publications qui portent atteinte grave à l’image de la presse tchadienne. L’opposition politico-militaire est en sommeil depuis 2010, date de son désarmement et sa dispersion de l’est du Tchad. Ses principaux leaders se sont exilés, bien dans certains endroits il y a des noyaux qui sont plus ou moins actifs.

 

Selon les sous-titres de l’auteur de l’article de cette désinformation, le sieur Moussaye de la Tchiré, dont je cite : Les politico-militaires Timan Erdimi et Acheikh Ibni Oumar seraient reçus par le président soudanais, audience qui serait aussi précédée par la rencontre, le 10 juin 2017 entre un émissaire qatari et Abakar Adoum Manany d’une part et le chef de renseignement soudanais d’autre part. Faire circuler des telles informations est un grand danger pour l’auteur, même s’il est poussé par des mains invisibles. D’après nos contacts, nos recoupes d’information, cette diffusion est sans fondement, du pur montage du système, à des fins pas encore inavouées. On ne réveille pas le lion qui dort, le sieur Abakar Adoum Manany s’est longtemps réduit au silence depuis un certain temps, des agitations çà et là n’ont cessé de le doigter comme un chef d’orchestre d’une conspiration contre ce régime moribond, sans des preuves tangibles. Il a certes la carrure, mais jusqu’à nos jours, il reste silencieux, mais jusqu’à quand ? Il peut être l’homme de la situation, si jamais cela est le vœu du peuple tchadien tant meurtri par un régime aux abois. Abakar Adoum Manany peut être l’homme du changement à une condition : celle de l’émergence d’une élite intellectuelle déterminée pour apporter un changement radical qui lui fait appel. À cette condition, il sera obligé de s’y soumettre. De nos jours, même si le changement sera par un coup de force quelconque, le vœu du peuple reste un fondement incontournable. Pour ce qui de relation avec le monde arabe, ce dernier est dans le rouage, son carnet d’adresses est bourré, mais les Qataris n’en font pas partie. En contactant les autres leaders de l’opposition armée en hibernation, ils se frottent les mains et souhaitent une reprise de leur lutte active contre le régime. Comme à l’accoutumée Abba roule pour certains barons du régime mis en veilleuse qui se battent bec et ongles pour revenir dans leurs sales besognes. De grâce, épargnez-nous de vos querelles intestines. Faire circuler de telles contrevérités relève de la pure désinformation pour canaliser nos esprits dans les affres de la guerre afin de vous disculper des crimes que vous avez fait subir aux Tchadiens.

 

Notre vœu n’est pas un changement pour un changement de Paul par Pierre ou comme on le dit souvent, Bonnet Blanc, blanc bonnet. Mais plutôt un changement pour un Tchad nouveau où il fera bon vivre. Égalité de chance, du droit et devoir pour tous. Pas de Tchadien de première et deuxième catégorie. Depuis un certain des agitations se font sentir ici et là impliquant Abakar Adoum Manany dans les agitations des groupes politico-militaire. Loin de cette optique Abakar Adoum Manany peut être l’homme du changement à condition que ce changement radical soit porté par une élite intellectuelle pour des idées nouvelles pour un Tchad nouveau.

 

Pour le moment, Abakar Adoum Manany ne peut être  le fil conducteur de votre torchon qui n’a rien de concret et de cohérence  ce qui témoigne de votre méconnaissance totale de la situation politico-militaire.

 

Correspondance particulière

Tchadanthropus-tribune

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