Au MPS les carottes sont cuites, pas par ses membres de base, mais l’abime viendrait de ceux de la 5e heure dont l’appétit et l’ambition sont voraces et tenaces.

De source bien informée, toujours les 3 lascars de contrée sous l’égide de Aziz Mahamat Saleh le directeur de cabinet civil auprès du président du CMT, du secrétaire particulier du CMT Idriss Youssouf Boy, de Idriss Kala-Kala et le fameux Ahamat Teiro, ce dernier qui fut de tous les supports financiers pendant longtemps pour certains de ses frères de l’opposition armée convoyant des sommes exorbitantes par Paris et Kousseri.

Le stratagème qui a été mis en place est fait clairement pour saborder un organe qui est déjà en fin de cycle.

30 années ont suffi pour que l’ensemble des Tchadiens, en dehors des courtisans de ce parti, porte un avis négatif sur tout le MPS. La disparition soudaine de son chef le met encore plus à nu, et face aux aléas face aux vrais partis structurés par une vraie idéologie et des principes de conduite. Ici, avec ce folklore observé ces derniers jours, le MPS apparait comme un machin à la dévotion de tout acabit qui pense faire Idriss Déby. Mais en vérité, il faut le dire sans ambages même si dans l’opposition nous avions combattu le régime MPS, Idriss Déby était et demeure le seul à savoir l’apprivoiser et le conduire comme tel. Tous ceux qui s’agitent actuellement ne pourront pas lui arriver à la cheville.

Un parti politique n’est pas l’héritage d’une famille, moins encore d’une communauté. C’est l’ensemble des hommes et femmes très différents mus par un idéal, des visions et un objectif.

Tantôt c’est un de la famille Déby qui veut en faire son affaire personnelle, et ici, il apparait clair selon un de nos correspondants au palais rose que tout ce stratagème est le fait de Abdelkerim Idriss Déby qui ambitionne de prendre la tête de ce parti au grand dam des vieux briscards de Bamina qui sont vent debout contre cette manière qu’ils désapprouvent. Un vieux de contrée au sein de la DGSSIE explique au téléphone, « mais si Abdelkerim veut la tête du MPS qu’il vienne par la grande porte candidater comme tout le monde, pourquoi veut-il s’assoir sur les textes ? » et il renchérit dans une colère sans précédent « De quelle leçon veut-il nous donner, lui qui a fait le tour des chefs d’État de la région pour un montage financier et ériger un musée pour l’armée tchadienne à Bohoma. Où est cet argent en milliards de FCFA alors que rien n’a été fait jusqu’à maintenant. Et c’est lui qui veut aujourd’hui même 40 jours après le décès de son père venir secouer le cocotier ? »

À l’entendre, ce Baministe, on dirait que sans réfléchir, ceux qui ont procédé à forcer la convocation de ce congrès ont réveillé le remords de certains caciques.

Un autre recoupement au sein des militants du MPS nous laisse sans voix. Un militant explique à la rédaction que si c’est de cette manière qu’ils veulent procéder, « nous allons dans la salle, et on va clairement se boxer. Le MPS à en son sein des textes qui le régisse, pourquoi attendre à 1 jour près que le SG Zène Bada parte en France pour prendre madame Ruth Padja en catimini pour l’instruire et forcer un congrès, puis plus tard voyant le calfeutrage au summum, convoquer Jean Bernard Padaré au cabinet civil en renfort du forfait et appuyer la mise en place de ce fameux congrès avec une composition d’un comité d’organisation.

Réuni pourtant samedi 05 juin 2021 dans la journée au siège du MPS, les empoignades étaient rudes entre partisans du congrès et les non partisans de cette tartuferie. Il a fallu calmer certains en invoquant que c’est le palais qui l’ait voulu…

Mais bigre renchérit un autre militant…

« Le SG avait déjà commencé la redynamisation du MPS en mettant en place une commission de réflexion qui devrait rendre ses conclusions dans les jours à venir, alors pourquoi toutes ces agitations ? »

Amères, des visibilités de scissions sont perceptibles avec auprès de certaines cellules du MPS. La cellule militante du Guéra a exprimé sur une page Facebook. Certains dinosaures de ce parti sont allés plus en profondeur dans la réflexion de quitter le navire. “Nous n’assisterons pas à ce congrès disent certains membres influents du MPS”.  À ce rythme le MPS va imploser.

Nous ne le dirons jamais assez, le MPS n’a jamais été un parti politique avec un vrai programme politique à l’instar des autres partis politiques de par le monde. Il a été depuis plus de 20 ans un nid de faussaires, et autres profitosituationnistes qui viennent dans ce parti sans conviction, juste pour prétendre à des prébendes. Beaucoup d’entre ceux-là ont contribué à tirer Idriss Déby de son vivant vers le bas, par leurs méthodes cupides et nauséabondes lucratives.

Le MPS a existé à cause d’un seul homme, Idriss Deby Itno. Il l’a tenu comme nous le disions tantôt par les finances publiques, et la menace envers les récalcitrants.

Le MPS a vécu sous perfusion grâce aux moyens de l’État. 30 ans durant, le parti à l’oriflamme n’a vécu que pour le folklore, les cultes de personnalités, la débauche, en lieu et place d’un développement réel pour les Tchadiens.

D’ailleurs depuis la disparition tragique de son fondateur beaucoup ont quitté le navire comme des rats sans le dire, afin de rallier certains partis politiques qu’ils ont combattus avec acharnement et arrogance.

Aujourd’hui certains affidés pensent que le MPS est un bien commun dont il faut hériter et donc ils convoquent un congrès à cet effet. Malheureusement ils devraient comprendre que sans une certaine humilité et un respect des textes, les carottes seront complètement cuites. Ce parti va mourir de sa belle mort.

L’engouement et l’enthousiasme du temps d’Idriss Déby ont laissé place au désarroi. Les héritiers de Déby qui pensent récupérer le MPS pour en faire un outil politique n’auront que leurs yeux pour pleurer. Les anciens et fondateurs de ce parti doivent rapidement arrondir les angles et travailler autrement loin des arrogances et des folies de grandeurs d’un certain temps.

Il faut clairement se dire que rien ne sera comme avant. Idriss Déby a mis des années pour faire du MPS ce qu’il était, ce n’est pas en 40 jours que ceux qui veulent se faire rois à la place du calife y arriveront.

Seuls perdureront les partis politiques qui ont su mener leur barque contre le MPS malgré les inimités rencontrée, car ils sont bien préparés à faire face à toutes les tempêtes de par leur expérience au pugilat politique du parti MPS.

Un adage simple dit, que quand la table est garnie, il faut savoir manger avec appétit et à juste mesure, mais quittons-là avant qu’elle ne soit dégarnie.

Comprendre qui saura

Tchadanthropus-tribune

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