Selon de sources bien renseignées, le régime tchadien et ses services sécuritaires avaient refusé que la famille du défunt Abdelkhader Fadoul fasse les sacrifices de l’islam, chose dévolue pour les cas de décès en ces genres de circonstances. Deux de ses frères (Youssouf Fadoul et Souleyman) ont été mis aux arrêts parce qu’ils voulaient lui rendre les sacrifices conseillés par les rites musulmans.

Un de ses grands frères, Mahamat Ahamat Fadoul, beau fils d’Idriss Déby et général de l’armée de l’air fut écarté de son poste il y a une dizaine de jours, et continue sans complaisance de servir un régime malgré l’humiliation faite à la famille.

Plusieurs compatriotes se posent la question, qu’est ce qui explique ces genres de position quand même une personne n’est plus de ce monde ? Pourquoi interdire des sacrifices pour la mémoire d’un mort ?

Cette attitude explique la nature du régime, qui excelle dans l’oppression du peuple. Les services de sécurité de l’état doivent avoir d’autres missions que de faire subir des menaces et des injonctions négatives sur le peuple. Arrêter 2 personnes civiles qui ne voudraient que faire les prières à un membre de leur famille décédé, n’a rien de subversif, sauf pour les esprits mal intentionnés. Ce genre de pratiques ne rehausse pas l’image d’un régime déjà écornée par plusieurs méfaits sur les droits de l’homme.

Que le défunt ait la miséricorde du seigneur, le reste n’est que dérisoire.

Tchadanthropus-tribune.

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