L’histoire se raconte sous manche tant les N’Djamenois sont médusés.

“ Si on parle, on nous dit que nos enfants aussi sont tchadiens, ils ont le droit de travailler – si on se tait c’est du népotisme sans limites, chacun cherche à placer ses proches “.

Voilà qui est dit, Mahamat Hissein, un éminent cadre de l’Etat qui a été forgé à la droiture fait ce qu’il n’a jamais appris par le passé. Les Tchadiens ont vite appris qu’avec l’arrivée du régime MPS, le non sérieux a toujours pris le pas sur la logique, sinon comment comprendre que dans notre pays, toute personne arrivée au sommet de l’État, ne privilégie que les siens. À croire que le leitmotiv du milieu n’a que cette essence. Chacun nomme et responsabilise ses proches non plus pour rendre service au pays, mais pour se remplir les poches. Mahamat Hissein aussi, après avoir propulsé un de ses fils colonel dans l’armée, le voilà à franche coude pour influer à la nomination de son beau fils, Saleh Bourma, amîr El-Hadj pour l’année 2017. Un jeunot dans la trentaine, qui a eu d’ailleurs quelques problèmes de détournement dans ce même cadre de pèlerinage. Des plaintes auraient même été déposées à son encontre. Comment peut-on concevoir et ériger un exemple pour les citoyens en procédant de la sorte ? Y’a-t-il pas d’autres Tchadiens à même de faire ce travail ? Pourquoi depuis quelques années, on impose aux Tchadiens des voleurs, des criminels, des détourneurs, et c’est selon le père, sinon le fils, pire encore le beau-fils… Y’a n’a marre…

 

Tchadanthropus-tribune

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