Quand tu allumes le feu, la faute ne revient pas aux allumettes.

La nation tchadienne a cessé d’exister depuis les années 2003, le jour où le défunt président avec l’aide de ses proches collaborateurs ont décidé de modifier la constitution pour s’éterniser au pouvoir.

Aujourd’hui, notre pays est entouré par des foyers des tensions, au nord l’État libyen n’existe même pas, à l’Est, les rebelles Toroboros et les Janjawid contrôlent le Darfour et Kordofan, au sud, ou le gouvernement centrafricain cherche tant bien que mal à contrôler son territoire aux mains des rebelles, dont la majorité des mercenaires tchadiens. Malgré tous ces dangers, le régime MPS et ses acolytes s’en fichent, ce qui le porte c’est de piller les ressources du pays et de s’enrichir illicitement. Pourquoi tous ces crimes ? La réponse est simple.

Le MPS est composé en majorité des prédateurs, des opportunistes et des vautours, qui se croient plus intelligents, mais en réalité, ils sont limités. D’où beaucoup des compatriotes considèrent notre armée, comme une milice ou des mercenaires. Est-ce que, ceux qui nous gouvernent depuis des décennies ou leur règne a plongé notre pays dans le désespoir, prendront conscience et céder le Tchad a un autre compatriote démocratiquement élu après la transition ?

La réponse est surement non. Parce que, vu la désignation d’un fait valoir au poste du SG de MPS et, la probable désignation des membres du Conseil National de Transition (CNT) avant le dialogue national inclusif, montre à suffisance qu’ils n’ont pas l’ambition de passer à une transition pacifique. C’est quoi la solution ?

Il y a deux. Soit on accepte de vivre digne dans notre pays comme nos voisins. Pour ce faire, il faut descendre dans la rue. Manifester matin, midi et soir, dans tous les villes et quartiers.

Soit, adhérer un autre parti politique sérieux, avec des ambitions claires et faire chuter la continuité du système. Ou on se moque de ceux qui descendent dans la rue, en restant les bras croisés et, voire nos richesses pillées, détruire notre pays et vivre comme des esclaves.

Mais je suis certain que la nouvelle génération prendra son destin en main. La situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui peut très bien se résumer par le fameux proverbe « tout vient à point à qui sait attendre ».

Abakar Ousmane Hakimi Eguirmi

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