Le Tchad considéré comme un plier indispensable dans la lutte contre le terrorisme au Sahel ne parvient pas à garantir suffisamment la sécurité de ses propres concitoyens au sein de son territoire.

Nous assistons à des agressions partout, la capitale n’est pas néanmoins épargnée. Cette criminalité s’étend à des enlèvements contre des rançons, les agressions à main armé, les braquages…

Alors, la peine de mort serait-elle une solution idéale pour faire face à cette situation ? En effet, la peine de mort consiste à exécuter une personne reconnue coupable d’un crime capital. Certes, elle est considérée par d’aucuns comme étant une peine inhumaine, dégradante et inefficace. Mais un comportement inhumain ne mérite-il pas un traitement identique ? Ainsi, la probabilité que la peine capitale dissuade les criminels reste très élevée. Notre code pénal contient des dispositions tendant à incriminer les crimes par des peines d’emprisonnement plus ou moins sévère. Nonobstant ces dernières, les criminels augmentent considérablement.

Par conséquent, nous avons besoin d’un arsenal juridique solide permettant de dissuader les criminels. Par ailleurs, le besoin de l’établissement de la peine capitale s’explique d’une part par l’accroissement de nombres des délinquants et des assassinats ces dernières années et d’autre part par l’inefficacité du système d’incarcération Tchadien qui, a, mainte fois montré ses limites. Presque la quasi-totalité des délinquants ne purgeassent pas la totalité de leurs peines. Ce qui conduit à un taux important de récidive. De prime à bord, l’instauration de la peine de mort se trouve justifiée. Mais d’une part cette instauration doit être conditionnelle, elle doit être l’apanage exclusive de certains crimes les plus graves et d’autre part, elle doit provenir après une enquête diligentée pour réduire au minimum le risque d’erreur judiciaire. En définitive, comme toute décision de justice, la peine capitale comporte des risques qui peuvent être évités en prenant les mesures nécessaires. Ne mérite-elle pas le bénéfice du doute ?

NB : il s’agit d’une opinion personnelle.

MOUSTAPHA MAHAMOUD MAHAMAT

Étudiant à l’UFR de Sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger de Saint Louis / Sénégal

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  • C’est très difficile d’appliquer une telle peine dans le contexte actuel de notre pays tant le risque de bavure ou de mauvaise interprétation des faits est aussi élevé.

    Commentaire par ALLATCHI Yaya le 9 février 2021 à 16 h 26 min
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