Le personnel tchadien d’Exxon Mobil qui exploite depuis 2003 le bassin pétrolier de Doba, au Tchad, est en grève. 

Au Tchad, le personnel de Exxon Mobil qui exploite depuis 2003 le bassin pétrolier de Doba est en grève. Conséquence, un tiers de la production pétrolière est suspendu depuis ce vendredi pour donner suite à l’échec des discussions entre le personnel et la direction du major américain qui compte quitter le Tchad en vendant ses actifs à la jeune entreprise britannique Savannah Energy.

Depuis hier les opérateurs tchadiens de la salle contrôle ont arrêté leurs machines sur la plateforme de Komé 5 et se sont retirés dans leurs cabines. Le personnel tchadien d’Exxon Mobil respecte le mot d’ordre de grève lancé pour donner suite au refus de négociations du major américain sur les conditions de sa séparation avec ses employés.

Les employés tchadiens ne sont pas rassurés sur l’avenir au regard du profil de la toute jeune entreprise britannique qui cherche à racheter les actifs d’Exxon Mobil dans le bassin de Doba. Ils souhaitent percevoir leurs droits sociaux avant le rachat.

« Nous avons exprimé nos revendications en six points, que nous avons transmis à la direction. Mais malgré la médiation de deux membres du gouvernement et de l’inspection du travail, nous n’avons essuyé que du mépris et avons décidé d’agir », expliquent les employés grévistes.

Ce débrayage ne va pas impacter les actions en bourse d’Exxon Mobil mais la production journalière du Tchad estimée à 120 000 barils jours sera réduite d’un tiers. Sur le plan local, le départ de la compagnie américaine qui refuse de verser leurs indemnités aux salariés va léser des centaines de familles qui sont employés pour certains depuis bientôt vingt ans.

Madjasra Nako

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