Il ne s’agit point de faire peur à la population, mais selon nos sources la situation politico-militaire risque d’occuper l’actualité pour plusieurs jours.

D’ores et déjà, le FACT dans son élan de la semaine dernière s’apprête à marcher sur la capitale. À ses côtés ou parallèlement à cette démarche, d’autres groupes longtemps restés en veille se réorganisent pour attaquer et contester la mise en place d’un conseil militaire de transition aux dépens de l’aspiration légitime du peuple tchadien.

Pour étayer notre information, la rédaction s’est rapprochée de l’état-major de plusieurs mouvements politico-militaires qui attestent qu’à la vue de la situation qui prévaut, il n’y a pas d’autres choix que de marcher dans la capitale.

Le choix unilatéral de mettre en place un conseil militaire de transition sans consulter le peuple et ses portes voix, résulte d’une arrogance et d’un déni de démocratie.

Ces faits transgressent la constitution tchadienne qui stipule qu’en cas de vacance de pouvoir exécutif, c’est le président de l’Assemblée nationale qui doit assurer la transition et organiser les élections dans un délai de 45 jours.

Dès lors, la société civile, l’opposition démocratique, les forces vives, la diaspora, tous dans leur ensemble contestent la mise en place de cet organe militaire, qui apparait comme un coup d’État constitutionnel.

Tchadanthropus-tribune

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