À défaut d’accord plus de trois mois après l’ouverture des assises à Doha, le pré-dialogue avec les politico-militaires n’a pas pour autant mis un terme à la création de nouveaux mouvements rebelles.

Ancien porte-parole et chef de délégation du CCMSR, Gassim Cherif est porté à la tête d’une nouvelle faction du mouvement : le Conseil militaire pour le salut de la République (CCMSR/R). Il avait été évincé du CCMSR à la suite de divergences.

Fin mai, le Front de la nation pour la démocratie et la justice au Tchad/Fondamental (FNDJT/F) a annoncé son lancement, avec à sa tête Abdallah Chidi. Il avait été exclu le 19 mai du FNDJT notamment pour « insubordination » et « complicité avec l’ennemi », selon une décision rendue publique.

Le 28 juin, le président du mouvement Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), le général Mahamat Nouri a annoncé la dissolution du bureau exécutif de son mouvement au moment où il prend part activement au pré-dialogue de Doha. Bien que la raison de la dissolution du bureau politique demeure un mystère, il pourrait s’agir d’un pas vers la réconciliation nationale.

Une cinquantaine de mouvements politico-militaires sont représentés à Doha. Les politico-militaires et la délégation gouvernementale se renvoient la balle sur la responsabilité du retard dans les pourparlers, tandis que l’opinion publique craint un prétexte pour le prolongement de la période de transition.

Tchadanthropus-tribune avec Alwihda-Info

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