Dans une sortie tonitruante, le sultan du Baguirmi a fait un discours qui ne l’honore pas. Il faut lui rappeler aisément qu’il n’a pas le droit de faire ce qu’il a fait, en s’immiscent dans un rôle politique que son statut ne le sied. Il doit strictement observer la loi qui l’appelle à la neutralité absolue quand les citoyens au sein du pays battent campagne.

Dans son discours, devant un parterre de sympathisants MPS, il a tenu des termes de rue, en insultant publiquement le député Saleh Kebzabo, le traitant de tous les noms, tout en faisant une sorte de danse du ventre envers le candidat MPS, le dictateur président Maréchal sortant Idriss Déby Itno.

A-t-il besoin de faire tout cela pour se faire voir par Idriss Déby ?

A-t-il besoin de descendre aussi bas en entachant la mémoire des illustres sultans Baguirmiens qui ont de tout temps tenu la dragée haute et maintenu le drapeau Baguirmien avec bravoure et dignité ?

Le rôle d’un sultan dans une société d’État dont les caractéristiques sont ancrées dans la laïcité est apolitique. Il doit conseiller et orienter, mais ne se mêle jamais publiquement en prenant parti pour telle ou telle entité.

Ce sultan dont la crédibilité est souvent entachée par des faits d’accusation d’agression sexuelle et autre, doit chercher à représenter nos compatriotes Baguirmiens avec honneur et dignité, mais non faire toutes les gesticulations que tous nos compatriotes ont observées. Cela est valable pour tous les autres chefs spirituels dont le rôle doit cimenter la société de manière apolitique. Les références de sagesse doivent incomber à ces hommes qui doivent d’abord prôner la paix et l’unité, au lieu de se distinguer par des méthodes crasseuses dont le seul but est de pouvoir avoir les faveurs d’Idriss Déby. Mais il oublie Dieu, seul et unique détenteur du trône unique.

Tchadanthropus-tribune

1081 Vues

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article
Vous devez vous connectez pour pouvoir ajouter un commentaire