A travers un communiqué de presse, le Cadre permennant de concertation et de réflexion (CPCR) des mouvements de l’opposition politico-militaires et alliés non signataires de l’accord de Doha, dénonce la conclusion du Dialogue national inclusif (DNIS) et souverain et accuse la France d’adouber une succession anticonstitutionnelle à la tête du Tchad.

Ci-dessous est l’intégralité du communiqué relatif à la clôture du DNIS

À N’Djaména comme à Doha, les intrigues ont permis d’écarter de ce que l’on a appelé le Dialogue National Inclusif et Souverain les mouvements politico-militaires « indésirables » et les opposants les plus crédibles de l’intérieur du pays pour se terminer, carême-prenant, avec les alliés et les courtisans du régime, les politico-militaires repentis, et les préposés aux applaudissements dont certains forts en gueule drapés de boubous d’opposants.

Du CODNI au présidium du dialogue, en passant par le CTS, et la délégation gouvernementale à Doha, tout a l’air d’avoir été réglé comme sur du papier à musique, y compris les « fausses notes », pour en définitive légitimer la perpétuation de l’ancien régime par la succession dynastique.

Oubliées les promesses des premières heures du CMT qui avaient permis de classer le Tchad comme un cas à part et d’éviter les sanctions qu’ont enduré tour à tour le Mali et le Burkina qui sont des cas encore plus particuliers que le Tchad, non pas seulement qu’ils participent à la lutte contre le terrorisme et le djihadisme, mais surtout parce qu’ils en sont les principales victimes.

Mais l’Union africaine a clairement annoncé la fin de l’exception et l’application stricte de l’alinéa 4 de l’article 25 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance qui dit : « Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat ».

Le jurisconsulte de service a déployé les arguments les plus spécieux pour prévenir et « contourner » les menaces de sanctions de l’Union africaine, mais ses arguties n’ont pas empêché le rappel à l’ordre par l’Union Européenne, le Royaume Uni, les Etats Unis, le Canada, à la suite de l’UA. Seule la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) s’est fendue d’un communiqué sibyllin qui dissimule mal son embarras.

Quant à la France, elle qui avait tout fait pour adouber la succession anticonstitutionnelle à la tête du Tchad dès les premières heures du coup d’Etat, elle s’est honteusement dissimulée derrière le communiqué de l’Union européenne, pour ne pas se désavouer. Va-elle encore absoudre le chef de la junte et l’accompagner dans son plan de régner sur le Tchad pour les quatorze (14) années à venir car c’est de cela qu’il s’agit désormais, programme rondement ficelé par le CODNI, relayé par un présidium manifestement aux ordres.

CDR-CNCR-CNR-CNRD-FACT-FFN-FNDJT-FPRN-FSR-GMCT-MPRD-MPRT-MRT-PACT-RPJET-UFDDF-UJL-UNDC

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